Hollande sur le Charles-de-Gaulle avant un scrutin difficile

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FRANÇOIS HOLLANDE EN VISITE SUR LE PORTE-AVIONS CHARLES-DE-GAULLE
FRANÇOIS HOLLANDE EN VISITE SUR LE PORTE-AVIONS CHARLES-DE-GAULLE

A BORD DU PORTE-AVIONS CHARLES-DE-GAULLE (Reuters) - François Hollande s'est rendu vendredi sur le porte-avions Charles-de-Gaulle déployé au large de la Syrie pour frapper l'Etat islamique (EI), à deux jours du premier tour d'élections régionales difficiles pour la gauche.

Alors que la popularité du président a bondi après les attentats du 13 novembre et la riposte militaire qu'il a engagée contre l'organisation djihadiste, l'Elysée a évité d'évoquer la dimension électorale de ce déplacement.

"Le président est le chef des armées. Nous sommes engagés militairement contre Daech (NDLR : acronyme arabe de l'EI). C'est naturel qu'il rencontre les troupes engagées dans les opérations", a-t-on répondu à une question sur ce point, en soulignant qu'il s'était déjà rendu auprès des militaires engagés au Mali et en République centrafricaine.

Le regain de popularité exceptionnel de François Hollande ne signifie pas une adhésion à sa politique ni une promesse d'embellie pour le PS aux régionales, ont souligné les directeurs de plusieurs instituts de sondage.

"Vous agissez au nom de la France mais aussi au nom de l'humanité", a déclaré François Hollande devant l'équipage du porte-avions, sur lequel travaillent près de 2.000 personnes.

Rappelant l'objectif, "la destruction de Daech", il a ajouté que le Charles-de-Gaulle rejoindrait "une nouvelle zone de déploiement" dans quelques jours.

"Vous prendrez des responsabilités de commandement vis-à-vis de nos alliés dans le cadre de la coalition", a-t-il poursuivi, en précisant que "votre mission se poursuivra jusqu'en mars".

Le Charles-de-Gaulle, qui se trouve actuellement en Méditerranée orientale, doit relever un porte-avions américain dans le Golfe arabo-persique, avait annoncé fin novembre le chef d'état-major des armées, Pierre de Villiers.

RENFORTS BRITANNIQUES ET ALLEMANDS

La visite du chef de l'Etat sur le Charles-de-Gaulle, dont l'envoi a permis de tripler la capacité de frappes aériennes de la France en Syrie et en Irak, intervient après d'intenses travaux diplomatiques de la France pour rallier d'autres pays à la lutte contre l'EI en Syrie.

Des avions britanniques ont effectué jeudi leurs premières frappes en Syrie, quelques heures après le vote favorable de la Chambre des communes à des bombardements dans ce pays.

Le Bundestag, chambre basse du Parlement allemand, a quant à lui approuvé vendredi à une large majorité une participation à la coalition militaire en Syrie.

L'Allemagne a prévu de déployer six avions de reconnaissance Tornado, une frégate d'assistance à la sécurité du Charles-de-Gaulle, un appareil de ravitaillement et 1.200 hommes.

Elle ne participera en revanche pas aux frappes aériennes menées par la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie en Syrie.

Les renforts allemands et britanniques sont "très importants", a-t-on expliqué vendredi dans l'entourage du chef de l'Etat. "Ils vont permettre d'assurer la permanence des frappes et la couverture du terrain."

"Si l'on veut intensifier les frappes, il faut régénérer le potentiel de soutien", a-t-on ajouté.

Depuis le déploiement du porte-avions français, le 23 novembre, quelque 110 sorties ont été réalisées: des vols de renseignement et de surveillance, des frappes planifiées et des frappes d'opportunité, a-t-on précisé.

Le Charles-de-Gaulle, "c'est à la fois un outil militaire diplomatique et politique", a-t-on souligné.

François Hollande était notamment accompagné du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Candidat à la région Bretagne, ce dernier a prévenu qu'en raison du contexte "dramatique", il resterait à la Défense tant que François Hollande le jugerait "nécessaire" et qu'en cas de victoire le 13 décembre, il confierait la transition à ses colistiers.

(Jean-Baptiste Vey à Paris, avec pool sur place, édité par Yves Clarisse)

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  • M9035148 le vendredi 4 déc 2015 à 20:03

    Toujours en promenade le bidochon

  • M5047960 le vendredi 4 déc 2015 à 20:02

    Le plus triste c que certains se laissent encore retourner le cerveau par ca

  • M6440229 le vendredi 4 déc 2015 à 19:43

    Encore un coup de pub avant les régionales, aux frais du contribuable comme d'habitude. Il aurait tort de s'en priver, ça marche dans les sondages. Faut dire qu'avec les journaleux tous à la botte du pouvoir, c'est du beurre...