Hollande se pose en garant des droits de l'homme face à Sarkozy

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    STRASBOURG, 11 octobre (Reuters) - La sécurité est 
compatible avec l'Etat de droit et il n'est pas question 
d'ouvrir des centres de rétention pour les personnes suivies par 
les services de renseignement, a déclaré mardi François 
Hollande. 
    Le chef de l'Etat a choisi la tribune de l'Assemblée 
parlementaire du Conseil de l'Europe pour une nouvelle fois  
critiquer son prédécesseur à travers des propositions qu'il 
défend dans le cadre des primaires de la droite en vue de la 
présidentielle de 2017. 
    Sans citer nommément Nicolas Sarkozy, François Hollande, qui 
a récemment donné des signes de sa volonté de briguer un nouveau 
mandat, s'est posé à nouveau en garant du respect des droits de 
l'homme face à la montée des extrémismes et des nationalismes. 
    "La sécurité, la sûreté est compatible avec l'Etat de droit 
et il n'est pas question d'ouvrir en France des centres de 
rétention pour les personnes suivies par les services de 
renseignement", a-t-il dit devant les représentants des 47 Etats 
membres du Conseil de l'Europe. 
    "De même, la France ne créera pas de cour d'exception pour 
des actes terroristes, parce que ce serait aussi inutile que 
dangereux", a-t-il ajouté. 
    L'internement préventif des personnes fichées "S" - 
susceptibles d'atteindre à la sûreté de l'Etat - et 
l'instauration d'une cour de sûreté pour juger ceux qui sont 
passés à l'acte font partie des propositions avancées par  
Nicolas Sarkozy dans la campagne des primaires. 
    Ces mesures ont peu de chances d'être compatibles avec la 
Convention européenne des droits de l'homme, dont l'ancien chef 
de l'Etat ne cache pas vouloir partiellement s'affranchir.  
    François Hollande a défendu une Convention qu'il situe "au 
sommet de l'édifice européen". 
    "En près de 70 ans, le Conseil de l'Europe a aidé à bâtir 
sur le continent un espace de paix, de coopération et de 
libertés sans égal dans le monde", a-t-il dit. 
    "Mais soyons lucides, ce mouvement peut s'interrompre, il 
n'est pas irréversible. Il y a des remises en cause, il y a des 
replis nationalistes. Il y a une montée du souverainisme qui 
laisse penser que chaque pays pourrait trouver en lui-même la 
solution", a-t-il averti. 
   Le président français a par ailleurs répondu positivement à 
une demande de l'Assemblée parlementaire concernant un prochain 
sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de 
cette institution de défense de la démocratie et des droits de 
l'homme. 
    "En 2019, le Conseil de l'Europe célèbrera son 70e 
anniversaire. La France présidera son comité des ministres et 
elle se tient prête à organiser un sommet, le quatrième, pour 
lui donner un nouveau cap", a-t-il dit. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Jean-Baptiste Vey) 
 
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  • M415325 il y a un mois

    Et des droits des femmes après avoir trompé Ségolène avec hidalgo et Valérie il trompe devant la terre entière cette Valérie pour Julie donc comptez sur lui pour vous mentir comme pour le 49.3 et son ennemi la finance .

  • bordo il y a un mois

    En plein délire...