Hollande s'inquiète de la «banalisation» du FN

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Préoccupé par la progression du vote en faveur de l'extrême droite, le candidat socialiste veut aussi s'adresser à l'électorat populaire, tenté par Marine Le Pen.

Une angoisse coupable pèse à gauche depuis dix ans. Depuis le 21 avril 2002, où Jean-Marie Le Pen avait devancé Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle, les socialistes observent l'extrême droite avec inquiétude. Ils savent leur part de responsabilité dans la montée du Front national, notamment au sein d'un électorat qu'ils étaient censés en partie représenter. Ils s'inquiètent aussi pour leurs propres résultats électoraux. Alors que dans les enquêtes d'opinion Marine Le Pen figure en troisième position (à 17 % dans la dernière enquête OpinionWay), l'analyse de la tentation extrême au sein de l'électorat populaire est devenue un des enjeux de la présidentielle.

Peut-être pour faire peur à son électorat, peut-être sincèrement, François Hollande a l'air de s'inquiéter. «J'ai des capteurs, on entend des choses», confiait-il le week-end dernier, en Corrèze. «Aujourd'hui il y a une banalisation du vote Le Pen.» Désormais, le candidat social

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