Hollande s'agace des frondeurs socialistes

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PARIS, 22 octobre (Reuters) - François Hollande a salué mercredi le travail de Manuel Valls, Premier ministre depuis six mois, l'invitant à mener l'action "jusqu'au bout", loin de l'"écume" d'une actualité marquée par la fronde socialiste à l'Assemblée nationale. Au lendemain du vote serré sur le projet de budget 2015 ID:nL6N0SG48Q , à mi-parcours d'un quinquennat très difficile pour l'exécutif, le chef de l'Etat a fait un bilan des réformes engagées et exhorté son camp à s'unir dans la tempête. "Il faut savoir toujours où l'on veut aller et ne pas se laisser entraîner par je ne sais quelle polémique de l'instant", a dit le chef de l'Etat qui, selon une tradition établie depuis 1974, a décoré des insignes de Grand'Croix de l'ordre national du mérite son Premier ministre au bout de six mois d'exercice. "Rien ne restera dans l'écume des jours de l'actualité. Ce qui compte c'est la capacité d'aller jusqu'au bout de nos actes, jusqu'au bout de notre engagement, jusqu'au bout de notre mandat", a-t-il ajouté. Visiblement agacé par le vote de mardi à l'Assemblée nationale, qui a vu des anciens ministres comme Benoît Hamon s'abstenir sur le volet recettes du budget, François Hollande a appelé à la "solidarité de la majorité". "Je salue les députés qui ont eu cette conscience de leur rôle pour permettre que le pays puisse avoir des financements pour les priorités que j'avais fixées, l'éducation, la culture, la recherche, la justice mais également aussi l'emploi, d'abord l'emploi", a-t-il dit. A la veille du Conseil européen de Bruxelles, le chef de l'Etat a une nouvelle fois justifié ses choix budgétaires, qui s'éloignent des règles imposées par l'Union européennes. "Vous avez fait en sorte que ce programme ne nuise pas à l'objectif de croissance et que le rythme de réduction des déficits publics n'entame pas le potentiel de notre économie", a-t-il dit à Manuel Valls. "Nous aurons à en convaincre les autorités européennes mais je ne doute pas qu'elles partagent nos intentions." Devant un Premier ministre au sourire un peu crispé, le président a aussi lancé quelques messages lors d'un passage consacré à Georges Clemenceau, référence de Manuel Valls. "Il n'est pas devenu président de la République mais on peut réussir aussi son existence sans être président de la République", a-t-il glissé devant un Manuel Valls qui ne cache pas son ambition de briguer, un jour, les plus hautes fonctions. Evoquant son propre cas, François Hollande a dit tout le bien qu'il pensait de la "synthèse", que ses détracteurs considèrent comme de la mollesse et de l'indécision. "Il faut aussi qu'il y ait des hommes de synthèse dans la République, c'est très important", a dit le président. (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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  • M4958114 le mercredi 22 oct 2014 à 15:37

    quoi qu'il en soit des frondeurs les lois passent quant même !

  • ppetitj le mercredi 22 oct 2014 à 14:56

    Va-t-il se rouler par terre et faire un caprice ?

  • M7097610 le mercredi 22 oct 2014 à 13:53

    dans deux ans, il n'aura plus aucune raison de s'agacer ! MDR