Hollande, régalien, dit vouloir agir "sans calcul" jusqu'en 2017

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* Deux heures de conférence de presse largement dédiée à la Syrie * Hollande convoque l'Histoire et demande "d'être à la hauteur" * Il veut poursuivre les réformes "qui n'ont jamais été faites" par Elizabeth Pineau PARIS, 7 septembre (Reuters) - François Hollande s'est engagé lundi à agir jusqu'au bout de son mandat, "sans calcul, ni répit", lors de la sixième conférence de presse de son quinquennat qui l'a vu marteler son souhait d'être "à la hauteur" et de n'avoir "pas de regrets" en 2017. Consacré pour moitié à l'international, ce rendez-vous a surtout été marqué par l'annonce de "vols de reconnaissance" français au-dessus de la Syrie pouvant conduire à des "frappes" contre l'Etat islamique. ID:nL5N11D1L5 Face à la crise liée à ce conflit, il a convoqué "l'Histoire" qui appelle "responsabilité" et "humanité", indiquant que la France pourrait accueillir 24.000 réfugiés syriens supplémentaires sur deux ans dans le cadre d'une répartition européenne des candidats. ID:nL5N11D1H3 "On est jugé par ses enfants et ses petits-enfants", a-t-il insisté, invitant chacun à "être à la hauteur des choix que nous aurons à faire" pour résoudre ce défi historique. Sur le plan intérieur, François Hollande a annoncé pour 2016 "plus de deux milliards d'euros" de baisse d'impôts à l'adresse des Français les plus touchés par les augmentations du début de son quinquennat. ID:nL5N11D1GN "Faire des choix, c'est ce que je ferai avec le gouvernement de Manuel Valls. C'est ce que je ferai jusqu'au bout de mon mandat, sans calcul ni répit", a-t-il dit. "La situation de 2017 sera celle qu'on aura construite." PAS DE "MIROIR" Lier un éventuel second mandat à une diminution du chômage est "une évidence", "presque une évidence morale", a-t-il aussi considéré, alors que la courbe du chômage tarde à s'inverser. "J'ai dit qu'il fallait que ce soit sur une période suffisamment significative, pour que ce soit crédible, si c'est sur un mois, ça ne sera pas regardé comme étant l'élément déterminant, surtout quand on connaît la fluctuation des statistiques. Donc ce sera sur une période plus longue." Interrogé sur les éventuelles erreurs de ses premiers mois au pouvoir, le président s'est gardé de tout mea culpa, affirmant n'avoir qu'un seul "regret", celui de ne pas "avoir assez dit aux Français" combien la situation économique du pays en 2012 était "très difficile". Le président a défendu son action soucieuse de s'attaquer à des réformes "qui n'ont jamais été faites" comme la transition énergétique, la baisse du coût du travail et la réforme à venir du Code du travail. Face aux critiques des observateurs et aux sondages qui prédisent son absence au second tour en 2017, le président s'est montré imperturbable, égratignant au passage les livres de journalistes "que vous écrivez et que je ne lis pas". "Je ne me détermine pas par rapport à ce qu'ont pu faire mes prédécesseurs", a-t-il aussi déclaré, refusant de prendre un "miroir" pour jauger son action : "Je n'ai pas de temps à perdre dans cette démarche esthétique." Interrogé sur la "maturité" du Parti socialiste dont une partie le combat sans relâche, François Hollande a fustigé "ceux qui veulent se mettre de côté" et "préfèrent une bonne manifestation plutôt qu'une élection." "Il peut y avoir de la diversité, du pluralisme. Il y a des rassemblement qui doivent se faire sur l'essentiel, bien au-delà des partis", a-t-il dit, évoquant les réfugiés, le climat, la lutte contre le terrorisme et l'économie. Une primaire à gauche, comme le souhaite une partie du PS ? "Ce n'est pas ma préoccupation", a-t-il rétorqué. "Ma seule priorité, mon seul devoir, c'est d'agir", a-t-il insisté, refusant de se "mettre dans des procédures qui ne sont même pas encore introduites par les partis politiques." A trois mois des élections régionales potentiellement difficiles pour son camp, le président s'est gardé de toute prédiction. Il a par ailleurs dit que la porte du gouvernement était ouverte aux écologistes, déchirés entre ceux qui le soutiennent et les partisans d'un cavalier seul. (Edité par Yves Clarisse)

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  • bordo le lundi 7 sept 2015 à 15:48

    Non, mais il nous prend réellement pour des idiots.

  • dotcom1 le lundi 7 sept 2015 à 15:05

    Il n'a pas de calculatrice dans sa boîte à outils?