Hollande reçoit mercredi les représentants des forces de l'ordre

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HOLLANDE RECEVRA LES REPRÉSENTANTS DES FORCES DE L'ORDRE
HOLLANDE RECEVRA LES REPRÉSENTANTS DES FORCES DE L'ORDRE

PARIS (Reuters) - François Hollande, qui assure prendre la mesure du "malaise" de la police et de la gendarmerie, recevra mercredi prochain leurs représentants alors que la fronde se poursuit dans les rangs des forces de l'ordre.

Le chef de l'Etat avait annoncé jeudi dernier, en marge d'un Conseil européen à Bruxelles, ces rencontres "pour que nous puissions aller jusqu'au bout de ce que ces policiers ou ces organisations demandent".

Il recevra à 18h00 les organisations représentatives de la police nationale, puis à 19h30 le Conseil de la fonction militaire de la gendarmerie, précise la présidence dimanche dans un communiqué.

Le directeur général de la police nationale promet dans un entretien au Journal du Dimanche un "plan de sécurité publique" prévoyant la modernisation des moyens alloués aux forces de l'ordre ainsi qu'une révision de leurs missions.

Jean-Marc Falcone, dont certains des policiers en colère exigent le départ, doit remettre des propositions la semaine prochaine à son ministre de tutelle, Bernard Cazeneuve, après plusieurs jours d'une fronde lancée par les policiers hors du cadre syndical.

Bernard Cazeneuve s'est rendu dimanche dans le Val-de-Marne pour une visite inopinée au commissariat de Créteil (Val-de-Marne) où il a rencontré une cinquantaine de personnels, a-t-on indiqué au ministère, confirmant une information de BFM TV.

"Parmi eux, deux policiers qui participent au mouvement de protestation ont demandé à lui parler. Ils ont discuté, nous ne savons pas ce qu'il en est sorti", a-t-on ajouté.

Selon BFM TV, qui a interrogé les deux hommes, ces derniers se seraient engagés à favoriser un arrêt du mouvement. "Nous n'avons pas eu cette information", a-t-on dit au ministère.

Le ministre de l'Intérieur devait se rendre dimanche dans un autre commissariat, à Paris.

Dans le JDD, le patron de la police dit comprendre l'"exaspération" des fonctionnaires, qui ont défilé par centaines plusieurs soirs de suite, samedi soir encore, à Paris et dans plusieurs villes de province pour réclamer davantage de moyens et de considération.

"Je vais doter les policiers d’un armement plus sophistiqué avec le renouvellement du vieux pistolet-mitrailleur qui sera remplacé par une arme longue plus moderne", annonce Jean-Marc Falcone, parmi d'autres mesures de son "plan de sécurité publique".

LIMITATION DES TÂCHES "INDUES"

"Les flash-balls vont être remplacés par un lanceur de balles de défense plus précis et adapté aux missions. Nous allons aussi moderniser le système radio et développer plus rapidement et plus massivement les tablettes connectées au réseau et disponibles sur le terrain", ajoute-t-il.

Jean-Marc Falcone, qui avait attisé la colère des manifestants en saisissant l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) au début de la mobilisation, s'engage également à revoir certaines tâches mal tolérées par les fonctionnaires.

"Dès lundi, avec l’ensemble des préfets, nous allons mettre à plat les charges dites indues. A partir de la semaine prochaine, les policiers de l’Essonne seront libérés des missions de protection de personnalités", déclare-t-il.

"Je vais également proposer que soit accéléré le calendrier de suppression des gardes statiques de préfectures et proposer au ministre de l’Intérieur qu’une série de missions de surveillance n’incombent plus à la police nationale, mais soient confiées à des entreprises privées", poursuit-il.

En visite samedi dans un commissariat de Tours (Indre-et-Loire), le Premier ministre Manuel Valls a formulé sur Twitter son "ferme engagement à poursuivre le renforcement des moyens de notre police", sans donner plus de précisions.

Parti de l'Essonne lundi soir, le mouvement de protestation a éclaté après une attaque au cocktail Molotov dans ce département le 8 octobre, à Viry-Châtillon, qui a grièvement blessé deux policiers, dont un est toujours hospitalisé.

Samedi après-midi, plusieurs dizaines de policiers se sont rassemblés à Evry, chef-lieu du département.

Une demi-douzaine de mouvements spontanés ont eu lieu depuis les années 1980, mais c'est la première fois que la base marque une triple rupture avec l'exécutif, la hiérarchie policière et les organisations représentatives, par ailleurs divisées.

(Simon Carraud et Sophie Louet)

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  • phili646 il y a un mois

    S'il reste un atome de lucidité à MOTARD 1er, il jettera l'éponge. Au risque de se prendre une déculottée mémorable !!!!

  • phili646 il y a un mois

    Ils vont taper le carton ?

  • M1589075 il y a un mois

    Boire un café et discuter (de Julie par exemple) c'est bienMais il faut définir une politique: mettre en prison les voyous, donner des moyens à la police ..Et donc arrêter la calamiteuse politique de Taubira, coordonner le gouvernement (ex Ségolène sur la ZAD et autres), déclarer DAESH comme un ennemi à combattre(et donc ses alliés ses complices et ses supports)Bref il faut envisager de changer de gouvernement

  • dsta il y a un mois

    Les policiers n'ont pas à se faire "griller" pour se soumettre à des pétochards de politiciens qui refusent de mettre en cabane, cette ra.caille qui pourrit la vie des Français!

  • M2266292 il y a un mois

    les syndicats ne sont plus représentatifs. Ils défendent seulement les intérêts des permanents improductifs; hollande l'incompétent va sortir encore quelques mensonges, quelques promesses mais il va continuer à détruire la France

  • M898407 il y a un mois

    Rencontre inutile, il n'y a plus rien à attendre de ce "pitre" ridicule qui ne se rend même pas compte de ses échecs répétés...

  • ANOSRA il y a un mois

    Les policiers dans la rue ne se sentent plus représentés par leurs syndicats, mais FH reçoit les syndicats ? Fiasco assuré, comme pour le reste !