Hollande : "Quelquefois, on sert l'avenir plutôt que le présent"

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François Hollande s'est montré un brin défaitiste, lors de sa conférence de presse, même s'il reste persuadé d'avoir mené une politique économique appropriée.
François Hollande s'est montré un brin défaitiste, lors de sa conférence de presse, même s'il reste persuadé d'avoir mené une politique économique appropriée.

Réaffirmer son cap. Démontrer que sa politique économique elle la seule qui soit praticable pour la France, malgré l'absence patente de résultats, telle a été l'obsession de François Hollande sur le plan économique et social, jeudi, lors de sa quatrième grande conférence de presse. Cette fois, pas de grandes annonces comme celle du pacte de responsabilité, le 14 janvier. Pas de grande déclaration sur la nature de sa politique (socialiste ou sociale-démocrate). Tout juste a-t-il écarté officiellement la piste d'une nouvelle hausse de la TVA au cours de son mandat.L'obsession de la réorientation de l'Europe Pris dans l'étau d'une croissance et d'une inflation faible, le président de la République s'est borné à défendre fermement sa ligne de crête entre, d'un côté, une extrême droite pressée de sortir de la zone euro, et de l'autre, la gauche de sa propre majorité, la "fuite dans les déficits, dans la dette", en passant par une droite qui réclame 130 milliards de réductions des dépenses publiques ou la "suppression du CDI". La voie moyenne passe par une "réorientation de l'Europe", "que je porte depuis deux ans", a tenté de convaincre François Hollande. Cela passe par l'adaptation de la trajectoire de réduction des déficits, avec un retour à 3 % en 2017, dans un contexte économique "qui n'était prévu par personne". Pas question pour autant de paraître quémander une exception à ses partenaires. La France ne fera...

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