Hollande promet de tenir ses engagements sur l'environnement

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    * La baisse prévue de la part du nucléaire sera tenue 
    * Vers un prix plancher du carbone en France 
    * Investissements et financements "verts" 
 
    PARIS, 25 avril (Reuters) - Accusé par des écologistes de 
freiner la transition énergétique, François Hollande a promis 
lundi de continuer d'agir sans relâche pour l'environnement, 
tant en France qu'au niveau international, et confirmé ses 
engagements sur le nucléaire.  
    Depuis l'accord de Paris, signé par 175 pays vendredi aux 
Nations Unies, "l'urgence climatique n'a pas diminué 
d'intensité", a dit le chef de l'Etat lors de la dernière 
conférence environnementale de son quinquennat. 
    François Hollande a confirmé l'objectif de baisser de 75% à 
50% la part du nucléaire dans la production d'électricité en 
2025. Pour y parvenir, la programmation pluriannuelle de 
l'énergie sera soumise à consultation d'ici le 1er juillet et 
adoptée à l'automne, a-t-il assuré. 
    Le texte était prévu à l'origine fin 2015, puis repoussé à 
fin février, un retard qui a provoqué les critiques des 
écologistes, accusant le gouvernement de renoncer à réduire 
autant que prévu la présence du nucléaire en France. 
    En 2018, l'Etat aura un avis de l'Autorité de sûreté 
nucléaire sur l'état du parc et EDF devra proposer la fermeture 
de certaines centrales et la prolongation d'autres. 
    "Fermer des centrales n'est pas une décision qui 
s'improvise", a souligné François Hollande. "Elle doit se faire 
selon un calendrier précis, dans le respect des personnels." 
    D'ici là, les discussions sont en cours avec EDF sur la 
fermeture de Fessenheim, en particulier concernant 
l'indemnisation, a-t-il dit, confirmant que "le décret abrogeant 
l'autorisation d'exploiter sera pris cette année". 
    La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, avait 
auparavant fustigé la vision "obsessionnelle" des antinucléaires 
qui dénoncent de présumés reculs du gouvernement.   
     
    PRIX PLANCHER DU CARBONE 
    L'Etat, a ajouté François Hollande, demandera à la Caisse 
des dépôts, à l'Agence française de développement et à BPI 
France de lancer des obligations vertes dédiées à des projets 
d'investissement environnementaux, les collectivités locales 
étant appelées à faire de même. 
    Il a précisé qu'une nouvelle phase de 10 milliards d'euros 
du programme d'investissements d'avenir, dans le budget 2017 de 
l'Etat, serait consacrée pour deux tiers à des projets de 
transition écologique et énergétique. 
    Au-delà du nucléaire, qui cristallise une partie du 
désaccord entre socialistes et écologistes, François Hollande a 
assuré que "la France s'engagera unilatéralement à donner un 
prix plancher au carbone" avec des modalités de mise en oeuvre 
précisées dès cette année pour "changer les comportements". 
    Sur un autre sujet d'opposition au sein de la gauche, 
l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le chef de l'Etat a déclaré 
que le gouvernement prendrait "ses responsabilités pour suivre 
ou arrêter le projet", après le référendum local du 26 juin. 
    Alors que la négociation du traité commercial entre l'Europe 
et les Etats-Unis (TTIP) est l'objet de tensions, François 
Hollande a dit la vigilance de la France "pour que les accords 
commerciaux ne remettent pas en cause de manière subreptice les 
avancées qui ont été décidées lors de la COP21". 
    "Je ne vois pas comment notre pays, la France, pourrait 
signer des traités commerciaux si les chapitres relatifs au 
développement durable ne sont pas contraignants", a-t-il dit. 
    La France souhaite la mise en place en Europe de la taxe sur 
les transactions financières (TTF), a-t-il une nouvelle fois 
souligné, en souhaitant que son produit soit "affecté au 
développement et à la lutte contre le réchauffement". 
    En France, tous les textes d'application de la loi sur la 
transition énergétique seront pris d'ici l'été, a-t-il assuré, 
alors que certains déplorent un retard. 
    Le texte ratifiant l'accord de Paris sera présenté le 4 mai 
au conseil des ministres et adopté par le Parlement avant l'été, 
a répété François Hollande, en invitant les Européens à le faire 
rapidement. Aux Nations Unies vendredi, il a demandé que les 28 
ratifient l'accord d'ici fin 2016.    
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 

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  • pallach il y a 8 mois

    Promis pour 2018 !

  • bordo il y a 8 mois

    Ah, ouf, s'il promet de tenir ses engagements, c'est forcément que c'est vrai. C'est tout de même un gars de confiance, loyal et qui ne change pas d'objectif à tout bout de champ. Ce n'est plus une girouette, c'est un ventilateur.

  • M940878 il y a 8 mois

    encore un an à tenir ! ça commence à être long