Hollande promet de rendre la place de Paris "plus attractive"

le
1
    * Hollande veut aider la place de Paris à profiter du 
"Brexit" 
    * Augmentation du CICE, baisse de l'IS des PME pour doper 
l'emploi 
    * Nouvelle baisse d'impôt envisagée d'au maximum 2 milliards 
 
 (Ajoute déclarations, précisions) 
    PARIS, 29 juin (Reuters) - Il faut adapter les règles, y 
compris fiscales, pour rendre la place de Paris "plus 
attractive", déclare François Hollande dans un entretien à 
paraître jeudi dans Les Échos, une semaine après la victoire des 
partisans du "Brexit" au Royaume-Uni.  
    Le président français répète que s'il sort de l'Union 
européenne et refuse les règles de libre circulation, le 
Royaume-Uni perdra le "passeport" européen de ses établissements 
financiers.  
    "Ce n'est pas négociable. Le Royaume-Uni redevenant un pays 
tiers, le passeport financier européen devra disparaître, de 
même que ce sera la fin du passeport commercial", dit-il. 
    "Les opérations de compensation en euros ne pourront plus se 
faire à Londres", ajoute-t-il.  
    Les banques françaises doivent donc se préparer à récupérer 
une partie de ces activités, répète le chef de l'Etat, "et nous 
devons adapter nos règles y compris fiscales pour rendre la 
place financière de Paris plus attractive". 
    François Hollande annonce par ailleurs que la dernière phase 
du "pacte de responsabilité", d'un montant de 5 milliards 
d'euros, prendra la forme d'une augmentation du Crédit d'impôt 
pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et d'une baisse de 
l'impôt sur les sociétés des PME.  
    Le montant total du pacte de responsabilité, soit 41 
milliards d'euros, est maintenu, précise-t-il.  
    François Hollande explique son choix par la nécessité de 
"muscler les créations d'emplois". 
    Il ajoute qu'il envisage un nouveau geste fiscal pour les 
particuliers, d'un montant maximum de 2 milliards d'euros, si la 
croissance est d'au moins 1,7% en 2017, et qu'il souhaite 
pouvoir cibler les classes moyennes.  
    Le chef de l'Etat annonce également la prolongation en 2017 
de la prime à l'embauche dans les PME, en plus du dispositif de 
"suramortissement" des investissements des entreprises.  
    Malgré le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de 
l'Union européenne, qui pèsera sur la croissance de la zone 
euro, François Hollande assure que la croissance économique en 
France sera supérieure à 1,6% en 2016, et qu'au moins 200.000 
emplois seront créés dans le pays.  
    La loi travail sera votée, réaffirme-t-il, en n'excluant pas 
un nouveau recours à l'article 49.3 de la Constitution qui 
permet l'adoption d'un texte sans vote à l'Assemblée nationale. 
    "Il n'y a aucune incertitude. La loi sera votée et 
promulguée dans les délais prévus. Je souhaite qu'une majorité 
puisse être trouvée. A défaut, il sera de nouveau recouru à 
l'article 49-3", prévient le chef de l'Etat.     
    "L'article 2 sera maintenu dans sa rédaction actuelle. Mais 
le débat peut conduire à préciser le rôle des branches dans la 
réforme du Code du travail", ajoute-t-il.  
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Chine Labbé et Jean-Stéphane 
Brosse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • cavalair il y a 5 mois

    avec moins d'enfant roumains dans la rue qui volent les japonais et les chinois

Partenaires Taux