Hollande prêt à augmenter l'aide au développement si possible

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FRANÇOIS HOLLANDE SE PRONONCE POUR LE MAINTIEN, VOIRE L'AUGMENTATION, DE L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT
FRANÇOIS HOLLANDE SE PRONONCE POUR LE MAINTIEN, VOIRE L'AUGMENTATION, DE L'AIDE AU DÉVELOPPEMENT

PARIS (Reuters) - François Hollande s'est prononcé vendredi pour le maintien, voire l'augmentation si l'environnement économique le permet, du niveau l'aide publique française au développement (APD), actuellement proche de 10 milliards d'euros annuels.

Le sujet fera l'objet d'un projet de loi d'orientation et de programmation appelé à être voté cette année.

La France consacre 0,46% de son revenu national brut (RNB) à l'aide aux pays pauvres, ce qui a représenté 9,35 milliards d'euros en 2012. Une enveloppe maintenue pour 2013 et 2014.

"Chacun connaît nos contraintes" mais "la loi de finances pour 2013 a préservé les crédits pour la politique du développement et attesté de notre volonté de maintenir un bon niveau d'engagement", a dit le chef de l'Etat en clôture des Assises du développement et de la solidarité internationale.

"C'est encore insuffisant pour beaucoup d'entre vous, c'est pourquoi dès lors que nous renouerons avec la croissance, et j'espère le plus tôt possible, (...) nous pourrons reprendre une trajectoire ascendante vers les objectifs internationaux que nous nous sommes fixés", a-t-il ajouté devant un parterre de personnalités, dont le président sénégalais, Macky Sall.

Les organisations non gouvernementales (ONG) demandent que la France tende vers l'objectif mondial fixé par l'Onu de consacrer 0,7% du Produit intérieur brut à l'aide au développement.

L'APD française prend en compte, outre le budget du développement, les dépenses liées aux annulations de dette , l'accueil des étudiants et l'humanitaire. Environ 60% de l'aide française est destinée à l'Afrique subsaharienne.

La France est l'un des premiers donateurs mondiaux en la matière. Elle était quatrième en 2011 en termes absolus derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne, devant le Japon.

"NOTRE INTÉRÊT"

Pour François Hollande, le maintien de l'aide est une question de valeurs et d'intérêt.

"Pouvons-nous encore, au regard des difficultés que nous traversons, au plan économique, budgétaire, conserver une politique ambitieuse de développement ? A cette question qui est posée notamment à la France compte tenu de son rang, de sa place, de son Histoire de ses valeurs, je réponds : 'oui', a dit le président.

"Nous le pouvons, nous le devons, nous le ferons, car c'est notre devoir, notre volonté", a-t-il poursuivi. "C'est aussi, parlons franchement, notre intérêt, pour la stabilité du monde, pour la sécurité, pour la dignité que nous voulons promouvoir partout. Notre intérêt aussi sur le plan économique."

Les ONG ont salué le volontarisme du président, tout en demandant des garanties.

"On voudrait des engagements clairs sur du pluriannuel, que ça ne change pas tous les ans, que cela soit prévisible, qu'on sache vraiment où l'on va sur tous les aspects du développement, y compris de l'humanitaire, car la France est très en retard sur les fonds humanitaires d'urgence", a dit à la presse Bénédicte Hermelin, directrice de l'ONG de développement Gret.

Plaidant pour une plus grande transparence, le chef d'Etat socialiste a demandé le doublement de la part de l'aide délivrée via les ONG et un meilleur contrôle de l'utilisation des fonds notamment dans les domaines environnemental et financier.

Evoquant les "biens mal acquis" par certains dirigeants, notamment en Afrique, François Hollande a déclaré : "La justice fera en France en toute indépendance son travail jusqu'au bout", déclenchant des applaudissements dans la salle.

Une enquête a lieu en France sur l'origine des biens possédés par les dirigeants de Guinée équatoriale, du Gabon et du Congo-Brazzaville.

Lancées en novembre 2012, les Assises du développement et de la solidarité internationale ont permis à des centaines de personnes - représentant l'Etat, les ONG, des syndicats, des entreprises, etc... - de réfléchir pendant quatre mois aux questions liées au développement et à la coopération.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • jbellet le vendredi 1 mar 2013 à 17:43

    on pourrait peut être s'occuper de nos pauvres en priorité

  • manx750 le vendredi 1 mar 2013 à 17:37

    Le problème est que quand les riches maugrissent, les pauvres meurent !

  • tetyana1 le vendredi 1 mar 2013 à 16:22

    on va devenir sous developpé !!!!!!!alors arretons de filer du fric aux autres , il s'est dejà promené dans le spetites villes de France Hollande !!! il a pas vu la misére grandir à grande vitesse !!