Hollande prend de la hauteur, Valls à la manoeuvre

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    * Le président concentré sur "l'unité" 
    * Le Premier ministre prépare un plan pour l'emploi 
    * "Personne n'a de solutions toutes faites", prévient 
Matignon 
 
    par Elizabeth Pineau et Jean-Baptiste Vey 
    PARIS, 16 décembre (Reuters) - François Hollande centré sur 
le rassemblement national et Manuel Valls engagé sur l'emploi et 
dans les joutes politiques : les deux hommes se partagent les 
rôles en cette fin d'année marquée par les attentats, la COP21 
et un scrutin régional détonant. 
    Après avoir laissé son Premier ministre en première ligne 
depuis le deuxième tour des régionales, le président s'est 
exprimé mercredi devant le gouvernement pour évoquer l'urgence 
de dresser des "ponts" et de défendre l'"unité nationale" dans 
un pays au "visage fragmenté", allusion au nouveau record de 
voix enregistré par le Front national.  ID:nL8N1452J0  
    Comme un symbole, il inaugurera vendredi un "monument des 
Fraternisations" à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais) en 
compagnie du président élu de la grande région Nord, le 
Républicain Xavier Bertrand, qui a été élu grâce aux voix 
socialistes après le retrait des listes PS. 
    "Représidentialisé" après les attentats qui ont fait 130 
morts le 13 novembre à Paris et le succès de la conférence sur 
le climat, le chef de l'Etat veut capitaliser sur sa fragile 
remontée dans les sondages de popularité.  
    "Le président veille à rester dans la vision, à la bonne 
hauteur, régalien, dans l'idée de rassemblement de la Nation", 
souligne son entourage, qui prédit des voeux du 31 décembre dans 
la même veine.  
    Après avoir franchi la barre des 50% de bonnes opinions dans 
plusieurs sondages, François Hollande gagne 14 points dans le 
dernier tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et 
Sud-Radio, doublant le président des Républicains Nicolas 
Sarkozy.  
     
    LA SITUATION RESTE DIFFICILE 
    Mais la situation reste délicate, comme le souligne un 
sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro, LCI et RTL selon 
lequel le chef de l'Etat n'accéderait pas au second tour de 
l'élection présidentielle s'il avait en face de lui Nicolas 
Sarkozy ou Alain Juppé.   
    A 16 mois de l'échéance, François Hollande reprendra la 
parole lors de ses voeux distillés durant tout le mois de 
janvier qui le verra se rendre plusieurs fois en régions, 
notamment pour ses voeux à l'armée.  
    Manuel Valls, lui, est à la manoeuvre.  
    Après s'être concentré durant toute la campagne électorale 
sur l'idée de faire barrage au Front national, jusqu'à parler de 
risque de "guerre civile", le Premier ministre a multiplié les 
interventions dans les médias et a soutenu Claude Bartolone dans 
sa campagne, finalement perdue, en Ile-de-France.  
    Dimanche soir, le chef de la majorité a tiré le premier les 
enseignements du scrutin, promettant de donner aux Français "la 
preuve que la politique ne reprend pas comme avant". 
  
    Le lendemain sur France 2, il annonçait un plan pour 
l'emploi, alors que François Hollande a fait de la baisse du 
chômage une condition de son retour dans la course à l'Elysée. 
 ID:nL8N1443CV  
     
    REMANIEMENT "PAS À L'ORDRE DU JOUR" 
    "Personne ne va inventer en deux jours une politique qui 
permettrait de régler les problèmes de chômage et de précarité, 
c'est un travail de longue haleine", analysait-on mardi dans  
l'entourage du Premier ministre.  
    "On est confrontés à une urgence, on doit prendre des 
mesures fortes au mois de janvier et d'un autre côté des sujets 
de fond qui demandent un travail de fond et de la raison. Et 
personne n'a des solutions toutes faites", ajoutait-on. 
    Pour ce faire, le Premier ministre n'écarte pas de faire 
appel à toutes les bonnes volontés, y compris à droite. 
 ID:nL8N14525X  Il recevra les partenaires sociaux en janvier, 
ainsi que les nouveaux présidents de régions aux côtés de 
François Hollande à l'Elysée.  
    Quant à l'idée d'un remaniement, elle n'est "pas à l'ordre 
du jour", répète-t-on à l'Elysée.  
    "S'il y en a un, il faut qu'il ait un sens", ajoute-t-on à 
Matignon, où l'on rappelle que la "porte reste ouverte" aux 
Verts, en délicatesse avec les positions de Manuel Valls jugées 
trop droitières, tout en n'écartant pas un rapprochement avec le 
centre. 
    Au gouvernement, on évoque une nécessaire refonte de 
l'équipe actuelle pour lancer les derniers chantiers et créer 
des convergences en vue de 2017.   
    "Le rassemblement devra se faire dès le premier tour", 
rappelle un ministre, qui table sur un remaniement après la fin 
de l'état d'urgence, prévue pour l'instant fin février. "Ce qui 
manque c'est la diversité politique. Hollande n'a pas envie d'un 
chamboule-tout, il veut une continuité et un élargissement."  
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
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  • charleco le mercredi 16 déc 2015 à 18:22

    Que du cinéma et les médias les portent aux nues. Forcément, ils sont subventionnés.

  • soulamer le mercredi 16 déc 2015 à 17:02

    il nous a encore signe un accord sans accord quelle imposture ce Hollande