Hollande peut se représenter : la courbe du chômage est (presque) inversée

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François Hollande, le 11 juillet, sur le perron de l'Élysée.
François Hollande, le 11 juillet, sur le perron de l'Élysée.

Pas de bol, vraiment ? Dans le livre Conversations privées avec le président (Antonin André et Karim Rissouli, Albin Michel), François Hollande raconte qu'il aurait pu gagner son pari d'inverser la courbe du chômage, mais qu'il n'aurait pas dû annoncer qu'il le ferait avant la fin de l'année 2013, mais qu'il aurait pu y arriver quand même, mais que les éléments étaient contre lui, et que donc il n'a « pas eu de bol ». La chance n'a sans doute rien à voir là-dedans, passons. L'important, c'est que le jour même où l'aveu est connu, l'Insee publie les chiffres du chômage pour le deuxième trimestre 2016. Et qu'ils sont bons. Mieux, ces chiffres traduisent une baisse sur trois mois consécutifs du taux de chômage au sens du BIT, de 9,9 % à 9,6 %, soit 74 000 personnes en moins.

François Hollande aurait-il donc levé l'hypothèque principale qu'il s'était lui-même infligée avant de briguer à nouveau l'Élysée ? Oui, peut-être. Comme toujours, le chef de l'État a laissé assez de portes ouvertes pour ne jamais être enfermé par ses déclarations. À plusieurs reprises, il a lié une nouvelle candidature à l'Élysée à une baisse du chômage, sans préciser la durée de cette baisse. En 2015, il affine un peu sa pensée : « Il faut qu'il y ait une baisse du chômage tout au long de l'année 2016. L'objectif est de faire diminuer le chômage suffisamment longtemps pour que ce soit crédible. » Mais, par la suite, il se garde...

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  • glitzy le vendredi 19 aout 2016 à 11:48

    Un miracle laïque