Hollande pessimiste quant à une solution pour la Syrie au G8

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FRANÇOIS HOLLANDE PESSIMISTE QUANT À UNE SOLUTION POUR LA SYRIE AU G8
FRANÇOIS HOLLANDE PESSIMISTE QUANT À UNE SOLUTION POUR LA SYRIE AU G8

ENNISKILLEN, Irlande (Reuters) - François Hollande s'est montré pessimiste lundi, lors du sommet du G8 en Irlande du Nord, sur la possibilité d'avancer vers une solution au conflit syrien tout en espérant que le sommet puisse au moins ouvrir la voie à la conférence de Genève.

"Mon objectif dans ce G8, c'est de faire en sorte qu'il puisse y avoir une date ou au moins un processus conduisant à la conférence de Genève, c'est-à-dire à une solution politique", a déclaré le président français à l'issue d'un entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine.

"Je ne pense pas qu'il faudrait donner au G8 un objectif qui serait celui de trouver la solution", a-t-il ajouté devant la presse. "Ce n'est pas le rôle d'ailleurs du G8, il n'est pas un substitut à ce qu'est la communauté internationale. Donc ce que nous devons faire, c'est confirmer un processus qui doit aboutir à la conférence de Genève."

François Hollande a souhaité que cette conférence de paix puisse avoir lieu le plus tôt possible afin de mettre en place "un gouvernement provisoire pour la Syrie qui mettrait de côté Bachar al Assad et qui permettrait à toutes les composantes de se retrouver".

A son arrivée au sommet du G8 qui se tient jusqu'à mardi, le chef de l'Etat a critiqué le soutien de la Russie au régime syrien dans le conflit.

"Comment peut-on admettre que la Russie continue de livrer des armes au régime de Bachar al Assad alors que l'opposition n'en reçoit que très peu et est aujourd'hui massacrée ?", a-t-il demandé en se défendant toutefois de vouloir isoler la Russie ou de "la mettre à l'index".

Evoquant les 100.000 morts qu'a fait selon lui le conflit, François Hollande a estimé que la Russie ne pouvait pas être "insensible" à la situation humanitaire du pays ou imaginer que le président syrien puisse rester au pouvoir.

Les déclarations du président français interviennent alors que, selon des informations recueillies par Reuters, l'Arabie saoudite fournit depuis deux mois environ des armes antiaériennes aux insurgés syriens avec l'appui de la France.

Selon une source proche du dossier, les armes antiaériennes, des missiles portatifs sol-air, proviennent pour l'essentiel de fournisseurs français et belges et les frais de transport seraient pris en charge par la France.

Voici quelques mois encore, les pays occidentaux pensaient que les jours du président Assad au pouvoir étaient comptés.

Mais la dynamique a changé de camp sur le champ de bataille, et les perspectives d'un départ de l'actuel dirigeant semblent s'éloigner.

L'utilisation présumée d'armes chimiques par le régime syrien a donné des arguments aux puissances qui militent pour accélérer et améliorer la puissance des armes à l'opposition.

La Russie émet des doutes sur les informations des Occidentaux à ce sujet et affirme que fournir des armes aux rebelles serait une erreur.

Pool G8, avec Julien Ponthus et Marine Pennetier à Paris

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  • frk987 le lundi 17 juin 2013 à 22:46

    C'est vraiment une préoccupation majeure pour les français, comme le mariage homo....