Hollande optimiste pour la vente d'autres Mistral

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* Hollande évoque d'autres perspectives pour le Mistral * Pas de vente à un pays en guerre, dit-il * Il fait l'éloge du dialogue social à STX par Guillaume Frouin SAINT-NAZAIRE, Loire-Atlantique, 13 octobre (Reuters) - F rançois Hollande s'est dit mardi convaincu que la France pourrait nouer des "partenariats" avec d'autres pays désireux d'acheter des navires de guerre de type Mistral après la non livraison de deux BPC à la Russie et leur revente à l'Egypte. "Ça s'est bien passé avec la Russie, elle a accepté de dénouer le contrat, et même je pense qu'on aura des partenariats pour de nouveaux bateaux", a-t-il déclaré à bord du Harmony of the Seas, le plus gros paquebot du monde actuellement en construction aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire. "Il est possible que nous puissions (...) faire en sorte que ce qui avait été prévu pour les Russes puisse être également cédé aux Egyptiens, pour la partie qui appartenait à la Russie", a précisé un peu plus tard le chef de l'État devant les journalistes, après une visite à bord du bâtiment militaire. Il faisait référence aux équipements ajouté aux deux Mistral par la Russie et dont le retrait coûterait cher. STX ne perdra "pas un centime d'euro" dans l'affaire, a également assuré François Hollande aux ouvriers des ex-chantiers de l'Atlantique rassemblés devant lui. Selon l'accord avec Moscou, la France va devoir rembourser 949,8 millions d'euros à la Russie et affirme que cette somme est compensée par le rachat des navires par l'Egypte, ce que contestent deux rapports parlementaires, qui parlent d'une perte pour l'Etat comprise en 200 et 250 millions d'euros. François Hollande a justifié sa décision de rompre le contrat de vente avec la Russie de Vladimir Poutine, accusée de soutenir militairement les rebelles séparatistes en Ukraine. "Je ne pouvais pas les vendre à un pays qui était en guerre, je devais les vendre à un pays qui devait assurer sa propre sécurité et ne menacer personne", a-t-il dit. STX, MODÈLE POUR AIR FRANCE ? Il exhorté la compagnie aérienne Air France à prendre modèle sur le dialogue social aux chantiers navals de Saint-Nazaire, dont le carnet de commandes est plein jusqu'en 2020, notamment après la signature par certains syndicats d'un "accord de compétitivité" donnant plus de flexibilité à leur employeur. Plus tôt dans la journée, François Hollande avait voulu saluer les quatre organisations syndicales de l'entreprise (CGT, FO, CFDT et CFE-CGC), mais celui de la CGT a refusé de lui serrer la main, lui reprochant notamment de ne pas dénoncer la "violence patronale" dans le dossier Air France, où 2.900 emplois sont menacés faute d'accord avec les pilotes. "Aujourd'hui, 40 licenciements sont aussi en cours à STX Lorient, et vous y prenez part, quelque part, à travers la participation de l'État dans l'entreprise", a dit au président Sébastien Benoit, secrétaire général de la CGT navale. "Il n'y a donc pas de politesses à échanger, mais des actes à avoir." "A Air France, il faut qu'il y ait un accord, qui préserve l'emploi et qui assure la compétitivité de cette grande compagnie", a déclaré François Hollande un peu plus tard aux journalistes. "Et, si je peux donner un exemple, regardez ce qui s'est passé ici : il y a eu, après des discussions, un accord qui a mis ce chantier de Saint-Nazaire au plus haut niveau au monde, avec plus d'emplois et plus de commandes." (Edité par Yves Clarisse)

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