Hollande oppose les progrès de la science aux "esprits chagrins"

le
3
    PARIS, 27 septembre (Reuters) - François Hollande a fustigé 
mardi "les esprits chagrins" tentés par "le vertige du déclin" 
qui se réfugient dans le passé au mépris des progrès engendrés 
par la recherche scientifique.   
    "La France doit toujours défendre la raison contre les 
émotions, les passions, les instincts", a-t-il déclaré dans un 
discours marquant les 350 ans de l'Académie des sciences, fondée 
sous Louis XIV, dans l'auditorium du musée du Louvre.   
    Le chef de l'Etat a pris l'exemple de ceux qui considèrent 
le réchauffement climatique comme "une exagération. Le sida ? 
Une punition. L'évolution des espèces ? Une fable. La 
délinquance ? Une fatalité génétique."  
    A l'heure d'internet, sur fond de menace terroriste et de 
montée des extrémismes, il a mis les savants en garde contre "la 
rude concurrence" des "médiateurs" et des "faux experts" qui 
"prolifèrent dans l'univers numérique, au mépris des faits". 
    Dans un passage aux accents plus politiques en ces temps de 
campagne électorale en France et dans plusieurs pays d'Europe, 
François Hollande a fustigé "les esprits chagrins qui préfèrent 
toujours le passé, le présent étant toujours à leurs yeux 
dégradé et l'avenir inquiétant."  
    "Pour eux, le progrès est rempli d'illusions et le monde 
court à sa perte dès lors qu'il ne correspond plus à l'idée 
qu'ils s'en font", a-t-il poursuivi.    
    "Le seul changement pour ces esprits-là ce serait la 
régression, le retour, le rétablissement de l'ordre ancien, je 
n'ose pas dire la restauration." 
    François Hollande s'est aussi adressé à ceux "qui n'y 
croient plus, les résignés, les fatalistes qui voudraient 
arrêter la course, figer les situations (....) se protéger de 
tout, s'enfermer."  
    "Ce sont les mêmes qui veulent murer la circulation des 
personnes qui veulent également installer des barrières 
supposées infranchissables aux mouvements des idées", a-t-il 
ajouté.   
    "Vos recherches, vos découvertes combattent ce vertige du 
déclin", a-t-il assuré aux chercheurs.   
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • rodde12 il y a 2 mois

    Professeur d'économie, il ne se rends même pas compte que son progrès nous fait reculer alors que ceux qui ont construit la France et son économie n'avaient pas la même notion du progrès que lui. A il seulement entendu parler du principe de PETERS? Il faudrait qu'il revienne élève au lycée et que les profs de l'ENA soient choisis parmi les industiels qui ont crée leur entreprise.

  • rodde12 il y a 2 mois

    Gu gnol nous dit et répète "ca va mieux". Mais j'ai pas de pot pour le chômage et l'activité économique. Si on le vire il redevient professeur d'économie? Triste dilemme.

  • jbany il y a 2 mois

    Enfin un discours qui peut engendrer de l'optimisme. On aurait envie de voter pour lui.