Hollande, Merkel et Tsipras tentent d'"esquisser des solutions"

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(Actualisé avec fin de la réunion) par Renee Maltezou et Andreas Rinke RIGA, 22 mai (Reuters) - Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont rencontré jeudi soir à Riga le Premier ministre grec Alexis Tsipras pour tenter d'"esquisser des solutions" à la crise grecque. Cette réunion, en marge du sommet du Partenariat oriental qui réunit l'Union européenne et plusieurs pays d'Europe de l'Est, s'est achevée vers minuit (21H00 GMT) après un peu plus de deux heures d'échanges. La Commission européenne a annoncé pour sa part que le président de l'exécutif européen, Jean-Claude Juncker, rencontrerait le chef du gouvernement grec dans la journée de vendredi. Athènes et le "groupe de Bruxelles", formé du Fonds monétaire international (FMI), de la Commission et de la Banque centrale européennes (BCE), poursuivent des négociations ardues sur les réformes réclamées en échange du versement d'une dernière tranche de 7,2 milliards d'euros d'aide dans le cadre du plan d'assistance financière en cours. Selon un porte-parole de la délégation allemande, les discussions entre les trois dirigeants ont été "amicales et constructives" et se sont focalisées sur un "achèvement fructueux de l'actuel plan d'assistance". François Hollande, à son arrivée dans la capitale lettone, avait pris le soin de souligner que "ce n'est pas ici, à Riga, que nous allons négocier la question de la Grèce mais c'est vrai que cela nous permet de préparer l'échéance qui est attendue, notamment la réunion de l'Eurogroupe à la fin du mois ou au tout début du mois de juin". "Avec M. Tsipras, nous voulons trouver des solutions qui permettent de donner confiance et de libérer les fonds qui avaient été prévus. Donc, cela va être une discussion amicale, une discussion où nous devons esquisser les solutions, mais ce n'est pas simplement la France et l'Allemagne qui décident à la place de l'Europe", soulignait-il devant le presse. "Ce serait une mauvaise approche et ce n'est pas la mienne, et ce n'est pas celle d'Angela Merkel non plus. Donc nous travaillons pour faciliter les choses et en même temps pour faire passer un certain nombre de messages utiles à la Grèce et utiles à l'Europe." "MOMENT DE VÉRITÉ" Le temps presse car la Grèce risque de se trouver dans l'incapacité d'honorer à la fois les prochaines échéances des prêts que lui a accordés le FMI et le paiement des traitements des fonctionnaires et des pensions de retraite. Le député Nikos Filis, porte-parole de Syriza au Parlement, a déclaré mercredi que la Grèce ne rembourserait pas au Fonds monétaire international (FMI) la prochaine échéance de ses prêts, le 5 juin, si aucun accord n'est conclu d'ici là. "Nous sommes arrivés au moment où les négociations doivent aboutir. C'est désormais le moment de vérité, le 5 juin", a-t-il dit. De son côté, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a dit dans un entretien accordé jeudi à Reuters qu'il ne pouvait pas exclure un défaut de l'Etat grec. "Il n'y a pour l'instant aucun élément concret permettant d'affirmer que nous nous sommes rapprochés d'un accord", a-t-il dit. "Je ne peux rien exclure, en aucun cas", a-t-il répondu interrogé sur la possibilité d'un défaut de la Grèce. A Munich, Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne chargé de l'euro, a démenti pour sa part des informations de presse sur une possible prolongation du plan d'aide à Athènes jusqu'à l'automne. "Le scénario privilégié vise à achever le plan d'aide en cours, qui se termine fin juin", a-t-il ajouté. (voir ID:nL5N0YC3YI ) (avec Adrian Croft à Riga et Michelle Martin et Gernot Heller à Berlin; Marc Angrand, Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le service français)

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