Hollande le mal aimé veut expliquer son action aux Français

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    * "Dialogue citoyen" avec des Français sur France 2 
    * Il demande au gouvernement clarté et cohérence 
    * Valls lui demande de "montrer le chemin" 
 
    par Elizabeth Pineau 
    PARIS, 13 avril (Reuters) - François Hollande se plie jeudi 
soir sur France 2 à un nouvel exercice télévisuel incluant une 
séance de questions-réponses avec des Français pour tenter de 
convaincre une opinion défiante du bien-fondé de sa politique 
menée depuis quatre ans.  
    Ce "dialogue citoyen avec François Hollande" permettra au 
chef de l'Etat d'aborder l'actualité - du mouvement "Nuit 
Debout" au terrorisme en passant par le chômage et la création 
du mouvement politique d'Emmanuel Macron - tout en refermant la 
désastreuse séquence de l'inscription de la déchéance de 
nationalité dans la Constitution, finalement abandonnée. 
    Pour l'impopulaire président, dont la cote est inférieure à 
20% de satisfaits dans tous les sondages, l'opération de 
reconquête en vue de l'élection présidentielle de 2017, pour 
laquelle il se prépare sans le dire, est ardue.    
    Mais le Premier ministre Manuel Valls, pour lequel François 
Hollande est le meilleur candidat pour la gauche, l'a appelé à 
"montrer le chemin" pour "recréer une dynamique". 
    "Même si le lien s'est distendu, c'est François Hollande qui 
a été élu, c'est lui qui a créé une relation avec les Français. 
Il faut que nous défendions son bilan mais il lui appartient, 
surtout, de dire la suite, de montrer le chemin", a-t-il dit 
dans une interview publiée mercredi par Libération. 
    Une ministre considère comme une "bonne chose" que le 
président explique son action. "Ces derniers temps, tout le 
monde a perdu le fil du fait de la déchéance de nationalité. Or 
il y a une cohérence dans la politique économique et sociale 
menée. Il faut faire de la pédagogie".  
         
    POLÉMIQUE SUR LE CHOIX DES INTERVENANTS  
    L'un de ses collègues se montre plus désabusé.  
    "Les membres du gouvernement et les journalistes vont 
regarder, oui, mais on sera peut-être les seuls. Ce n'est pas la 
première fois qu'on nous annonce une grande entreprise de 
réconciliation avec les Français..."  
       L'organisation de l'émission a donné lieu à une polémique 
sur le choix des journalistes et des Français appelés à 
interpeller le président.  
    Une syndicaliste de Force ouvrière, Nadine Hourmant, qui 
avait en 2014 mis en difficulté des hommes politiques sur le 
plateau de l'émission de France 2 "Des paroles et des actes", a 
ainsi raconté avoir été écartée du "casting" de départ.   
    L'entourage du président affirme pour sa part n'avoir pas 
consulté à l'avance le conducteur de l'émission et n'avoir joué 
"aucun rôle dans le choix des journalistes ou des citoyens, qui 
a été fait par France 2".  
    Sur le fond, le président devrait revenir sur le projet de 
loi Travail, objet de contestation que le plan de 400 à 500 
millions d'euros par an pour les jeunes annoncée lundi à 
Matignon n'a pas calmé, tout en provoquant une levée de bouclier 
patronale.   
    Les jeunes, dont un quart sont au chômage, constituent le 
gros des troupes qui alimentent le mouvement de contestation 
Nuit Debout, constitué de rassemblements citoyens sans leader 
dans une soixantaine de villes.  
    Dialogue social et jeunesse, deux priorités affichées du 
chef de l'Etat, se trouvent ainsi mises à l'épreuve tandis que 
les résultats économiques tangibles se font toujours attendre, 
même si la croissance et la consommation repartent.   
     
    HOLLANDE LACHE DU LEST 
    Face aux colères, François Hollande a commencé à lâcher du 
lest en matière budgétaire en engageant des sommes au-delà de la 
fin de son premier mandat. 
    Tel le dispositif d'investissement locatif dit "Pinel" 
permettant de déduire fiscalement une partie du prix 
d'acquisition d'un logement. Prolongé d'un an, jusqu'au 31 
décembre 2017, ce système a relancé l'immobilier, ce qui se 
traduit en créations d'emplois.   
    Au plan politique, la question d'une primaire à gauche, dont 
le Parti socialiste a acté le principe samedi, fait débat, tout 
comme le mouvement "En Marche" lancé par le populaire ministre 
de l'Economie Emmanuel Macron, au risque d'une impression de 
cacophonie au sein du gouvernement.   et   
    En début de conseil des ministres mercredi, François 
Hollande a donné une consigne : "On a besoin d'être clairs et de 
ne pas alimenter la confusion".  
    Selon le porte-parole du gouvernement, qui a rapporté ces 
propos, l'important est de jouer collectif.  
    "Chacun peut avoir des idées pour la suite, des propositions 
à faire, des éléments de débats mais la première des choses que 
chacun doit assumer d'être fier du travail qui a été fait", a 
martelé Stéphane Le Foll devant la presse. 
 
 (Avec Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • phili646 il y a 8 mois

    On a besoin d'être clairs et de ne pas alimenter la confusion". C'est ce qu'ils aurait du faire depuis 2012, mais hélas !!!!

  • jpoche il y a 8 mois

    pov'titi, les français ne le comprennent pas... qu'il regarde sa propagande présidentielle de 2012 et il comprendra pourquoi. Bon, allez, pour lui remonter le moral : DEHORS !!!

  • cavalair il y a 8 mois

    A pour cela l'histoire se souviendra de lui, a sa place je demissionerai pour ne pas etre mentionner dans l'Histoire

  • phili646 il y a 8 mois

    La cohérence et la clarté de ton action c'est surtout ça qu'il t'a manqué depuis 4 ans !!

  • phili646 il y a 8 mois

    Le reste ne nous intéresse pas !!

  • phili646 il y a 8 mois

    Mon pauvre François, la meilleure déclaration que tu puisse faire c'est de nous annoncer ton retrait de la vie politique et surtout ta non candidature pour 2017 !!

  • mo.conta il y a 8 mois

    il faut reconnaitre que tu n'es pas à la hauteur....le pire dirigeant que la FRANCE retiendra et dans les livres de l'histoire de ce pays