Hollande : le choix tardif du progressisme

le
0
François Hollande, intervient devant la Fondation Jean Jaurés dans la salle Wagram à Paris.
François Hollande, intervient devant la Fondation Jean Jaurés dans la salle Wagram à Paris.

Pour tenter de s’extraire de la nasse dans laquelle l’enferment les sondages, François Hollande a décidé de brasser large, visant l’union des progressistes.

Il s’est fait violence et a brisé les chaînes, enfin ! Pour tenter de s’extraire de la nasse dans laquelle l’enferment les sondages, François Hollande a décidé de brasser large. Le président sortant vise, par-delà le clivage gauche-droite, le rassemblement des démocrates, l’union des progressistes. Il ne s’adresse plus aux partis moribonds de feu la gauche plurielle qui le snobent ou l’enterrent. Il ne négocie plus, ne cherche plus les accords d’appareil qui se dérobent. Il parle directement aux Français dans l’espoir d’enrôler sous sa bannière ceux qui, à gauche ou au centre, partagent son « idée » de la France : un pays ouvert et pluriel, sûr de ses valeurs, confiant dans son destin et qui dans l’épreuve, reste viscéralement attaché « à la démocratie, à la République, au progrès ».

Tel était l’objet de son discours, salle Wagram, jeudi 8 septembre. Un plaidoyer contre la peur, le repli, le rance. Une ode à l’Etat de droit. Un vrai discours de président qui portait sur la guerre, la sécurité, le « vivre ensemble » et qui sonnait juste, non seulement parce qu’il correspond au tempérament optimiste de François Hollande, mais parce qu’il exprime des convictions profondes.

Courageux mais tardif En témoigne le long passage sur la laïcité, qui était substantiellement différent de la position exprimée à maintes reprises par son premier ministre : tant qu’il sera président de la République, François Hollande combattra l’idée d’une nouvelle loi, pariant sur la capacité de l’isl...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant