Hollande lance sa mobilisation pour la France de 2014

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FRANÇOIS HOLLANDE ANNONCE LA RECONNAISSANCE DES FUSILLÉS DE LA GRANDE GUERRE
FRANÇOIS HOLLANDE ANNONCE LA RECONNAISSANCE DES FUSILLÉS DE LA GRANDE GUERRE

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - François Hollande a lancé jeudi les cérémonies du Centenaire de la Première Guerre mondiale et le 70e anniversaire de la Libération en invitant la France à "faire bloc" pour gagner les batailles économiques comme hier les batailles militaires.

Dans un discours à l'Elysée, le président français a comparé le traumatisme de la guerre 14-18 à l'angoisse sociale liée à la crise, favorisant la montée des extrémismes.

"Réformer, réunir, réussir: voilà l'ordre de mobilisation que nous pouvons délivrer. Mais pour cela, la France doit avoir confiance en elle-même, en son Histoire, en ses forces, en ses capacités, en ses atouts, en son destin", a-t-il déclaré.

Dès ses premières phrases, François Hollande, au plus bas dans les sondages d'opinion, a dit ne rien ignorer de l'état d'inquiétude de ses concitoyens.

"Ce temps de mémoire arrive à un moment où la France s'interroge sur elle-même, sur sa place, sur son avenir, avec l'appréhension qui s'empare de toute grande nation confrontée à un changement du monde", a-t-il souligné, invitant à "faire bloc pour gagner les batailles qui aujourd'hui ne sont plus militaires, mais économiques".

Le chef de l'Etat a placé les cérémonies du Centenaire sous le signe de l'unité, en France et en Europe, mettant en garde contre la montée des intolérances sur un continent "où la paix suscite l'indifférence tant elle s'est installée comme une évidence alors que pourtant montent les particularismes, les séparatismes, les extrémismes et les nationalismes".

L'"intransigeance" s'impose à ses yeux face "aux haines, aux racismes, face à toutes les atteintes aux valeurs".

François Hollande a donné sa propre définition du mot "patriotisme": "amour des siens" et non "haine des autres".

"Commémorer c'est renouveler le patriotisme qui unit, qui rassemble, qui n'écarte personne au-delà des parcours des croyances des origines, des origines, des couleurs de peau".

UNE PLACE POUR LES FUSILLÉS

Revenant sur les traumatismes laissés par la Grande Guerre, qui a fait 1,4 million de morts et des millions de blessés en France, François Hollande a demandé ne pas oublier les combattants issus des anciennes colonies.

"La France a souscrit une dette d'honneur à l'égard de leurs descendants", a-t-il dit. "Cette dette d'honneur, nous l'honorons en ce moment-même au Mali", où la France intervient militairement depuis janvier contre les islamistes.

Le président a également appelé à réintégration dans la mémoire collective des "fusillés", qui auront une place au musée de la guerre aux Invalides, à Paris.

"Je souhaite, au nom de la République, qu'aucun des Français qui participèrent à cette mêlée furieuse ne soit oublié", a-t-il dit, demandant que les dossiers des conseils de guerre soient numérisés et disponibles.

La réconciliation franco-allemande sera au coeur des célébrations de l'an prochain qui verra un 14-Juillet "inédit" placé sous le signe du Centenaire.

Le président allemand Joachim Gauck, qui a récemment accompagné François Hollande dans le village martyr d'Oradour-sur-Glane, viendra en France début août pour le centenaire de la mobilisation de 1914.

Ambassadeurs des 72 pays impliqués dans le conflit, acteurs des commémorations et dirigeants de tous bords politiques, dont les anciens Premiers ministres Edith Cresson et Edouard Balladur, ont écouté le chef de l'Etat.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a salué "un très beau discours qui était celui que l'on attendait".

"Dieu sait s'il m'arrive de m'opposer très vigoureusement à la politique qu'il conduit mais je veux dire que ce moment était un moment important", a dit le député, dont la ville de Meaux (Seine-et-Marne) abrite un musée de la Grande Guerre.

Edité par Yves Clarisse

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  • LeRaleur le jeudi 7 nov 2013 à 19:56

    Et encore un machin pour faire oublier tous les problèmes non résolus. Une pensée pour nos poilus, ça c'est la moindre des choses. Mais faudrait pas se servir de ça pour enfumer les français.

  • Gary.83 le jeudi 7 nov 2013 à 19:19

    il se disperse !

  • rgrenec1 le jeudi 7 nov 2013 à 19:12

    moi je pense que le peuple n'a pas oublié l'esprit de de gaulle, lui n'avait pas confiance dans le plan de ses supérieurs hiérarchiques et s'est opposé à ses chefs, les français n'ont plus confiance dans les politiques et l'opposition se fera de plus en plus, en gros : qu'ils nous foutent la paix et démissionnent tous, le pays se gérera pas moins mal et en faisant de grosses économies

  • ltondu le jeudi 7 nov 2013 à 19:02

    Porcinet est très fort en paroles, promesses, pommade, prévisions... maître du p. !

  • Gary.83 le jeudi 7 nov 2013 à 18:48

    Dès ses premières phrases, François Hollande, au plus bas dans les sondages d'opinion, a dit ne rien ignorer de l'état d'inquiétude de ses concitoyens.!!! Nous ça va !! c'est toi pépére qui devrait etre inquiet pour ta carriere politique future ...