Hollande, l'Everest par la face nord

le , mis à jour à 06:19
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Hollande, l'Everest par la face nord
Hollande, l'Everest par la face nord

Une dégringolade inédite, comme un éboulement sans fin dans les sondages. Jamais un président sortant n'avait été dans une situation si désespérée à six mois de la présidentielle. Systématiquement, les enquêtes prédisent l'élimination de François Hollande dès le premier tour, quels que soient ses adversaires. Pire : une étude Ipsos-Cevipof publiée mardi lui vaut désormais le surnom de Monsieur 4 %... comme le nombre de Français satisfaits de son action.

 

Si cette tempête cataclysmique ne suffisait pas, parmi ses plus proches, certains décrochent de la cordée. Hier, lors d'un colloque pour le centenaire de la naissance de François Mitterrand sous la pyramide du Louvre, Claude Bartolone, le président de l'Assemblée, a tourné les talons juste avant l'entrée de Hollande ! Le troisième personnage de l'Etat ne s'est pas privé de le faire savoir. Signe de plus que le camp présidentiel se craquelle. Barto, son surnom, n'a pas digéré que Hollande confie, dans le livre « Un président ne devrait pas dire ça... », qu'il n'avait pas un « charisme considérable ». Sans parler de la « danse de Saint-Guy » (comme dit un ministre) des candidats alternatifs pour 2017, de Manuel Valls à Ségolène Royal, en passant par Christiane Taubira.

 

Le président remonte le moral de ses troupes

 

Pourtant, Hollande reste imperturbable. Dans son discours hier, il a rendu hommage à son illustre prédécesseur de gauche. Mais entre les lignes, c'est de lui qu'il a parlé. « Faut-il rappeler ce que, de son vivant, Mitterrand a pu subir de critiques, de contestations, d'outrages, d'outrances ? », lance l'autre François. Des rires entendus accompagnent ses paroles, puis des applaudissements complices. Ils sont environ deux cents dans la salle. Puis le président évoque la « volonté farouche, inébranlable, inépuisable » de Mitterrand. Comme un énième signal, à peine crypté, pour montrer à son camp qu'il est déterminé à ...

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  • dhote il y a un mois

    La légitimité impose le respect, ce n'est plus le cas alors....

  • M898407 il y a un mois

    Sa médiocrité l'aveugle au point qu'il se prend encore pour un "président".... Dramatique et ridicule !