Hollande : «Je n'ai pas peur de perdre»

le , mis à jour à 08:24
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Hollande : «Je n'ai pas peur de perdre»
Hollande : «Je n'ai pas peur de perdre»

À la lecture des 663 pages, on n'a plus guère de doutes : oui, Hollande sera candidat. Il ne le dit pas aussi clairement, mais il explique les raisons qui le feraient rempiler : « Je ne regarderai qu'une chose : [...] est-ce qu'il y a quelqu'un à gauche qui peut faire mieux ? » Au vu des sondages, non.

 

Pour préparer sa réélection, l'ancien patron du PS a été jusqu'à envisager d'enterrer son parti ! « Il faut un acte de liquidation. Il faut un hara-kiri », confie-t-il fin 2015. Il a imaginé un nouveau nom, « le Parti du progrès ». Manuel Valls était pour, mais le projet n'a jamais vu le jour. Il a aussi son thème de campagne : la « France unie », comme Mitterrand en 1988. Il ne laissera pas le pays aux mains de la droite, qu'il accuse de préparer « une politique dangereuse, au sens des libertés ».

 

Et la courbe du chômage ? Il a conditionné sa candidature à son inversion. Les auteurs, chiffres à l'appui, estiment qu'il a relevé son défi depuis avril 2016. Mais trop peu, trop tard. Il aura tout essayé. Jusqu'à demander à Pierre Gattaz de l'aider à faire passer la loi Travail auprès de la droite. Le patron du Medef ? « Pas un mauvais bougre », juge-t-il, quoique un peu « lourd ». Hollande trouverait même des vertus au CPE (contrat première embauche) de Dominique de Villepin ! « Ce n'était pas absurde, notamment pour les jeunes, de dire : On va simplifier les procédures de rupture. »

 

Et s'il échoue ? Il ne fera pas une « dépression ». « Je n'ai pas peur de perdre, jure-t-il. Je n'aurai pas de frustration et je n'en voudrai pas aux Français. » Il ne sollicitera pas de poste prestigieux. Ne redeviendra pas élu. Encore moins conférencier : « Je ne courrai pas le cacheton. »

 

Et s'il n'y allait pas, c'est à Valls qu'il passerait le flambeau. Un Premier ministre dont il vante la « loyauté absolue ». Pas comme le félon Emmanuel Macron, dont il a ...

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  • pde-ramb il y a un mois

    C'est heureux pour lui, sinon il ne pourrait plus vivre.

  • bordo il y a un mois

    Ah ben çà tombe bien.

  • pichou59 il y a un mois

    avec les indemnités qu'il va percevoir, pas de soucis, et pendant ce temps le petit peuple laborieux est en chômage

  • M4189758 il y a un mois

    JPi - Premier point commun avec Sarko.