Hollande inquiet d'actions militaires "contradictoires" en Syrie

le , mis à jour à 20:02
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    * Le chef de l'Etat crique les interventions russe et turque 
    * Pour lui, l'arrêt des combats est "une urgence absolue" 
    * L'usage d'armes chimiques ne peut rester impuni, dit-il 
 
 (Actualisé avec Ayrault sur résolution armes chimiques §17-18) 
    par Marine Pennetier et John Irish 
    PARIS, 30 août (Reuters) - Les interventions militaires 
"contradictoires" en Syrie font peser un "risque d'embrasement 
général", a estimé mardi François Hollande, pour qui arrêt des 
combats et retour à la négociation sont une "urgence absolue" 
cinq ans après le début du conflit.  
    "Depuis près d'un an, la Russie apporte son concours au 
régime de Bachar al Assad, qui utilise ce soutien pour bombarder 
des rebelles mais aussi des populations civiles, ce qui fait le 
jeu des extrémistes de tous bords", a déclaré le chef de l'Etat 
aux ambassadeurs français réunis à Paris.  
    "Aujourd'hui, c'est la Turquie qui fait le choix de déployer 
une partie de son armée sur le territoire syrien pour se 
défendre contre Daech, ce qui peut parfaitement se comprendre 
après les attaques que ce pays a subi (...) mais aussi pour 
mener des actions contre les Kurdes, qui eux-mêmes affrontent 
l'Etat islamique avec le soutien de la coalition." 
    Pour François Hollande, "ces interventions multiples, 
contradictoires, portent des risques d'embrasement général". 
    "Aussi, l'urgence absolue c'est l'arrêt des combats et le 
retour à la négociation", a-t-il ajouté.        
    Près de 300.000 personnes ont été tuées en Syrie dans cette  
crise qui a commencé par une contestation pacifique du régime 
syrien avant de se transformer, sous l'effet de la répression, 
en rébellion armée, rejointe par la suite par des groupes 
djihadistes, dont l'Etat islamique.  
    A l'exception de la lutte contre l'EI, les différents 
acteurs régionaux et internationaux impliqués dans le conflit 
ont des intérêts divergents et s'opposent sur la réponse à 
apporter à la crise.  
    Moscou et Téhéran soutiennent militairement le régime de 
Bachar al Assad. Les monarchies du Golfe et les Occidentaux 
réclament eux le départ du président syrien du pouvoir et arment 
ses opposants sur le terrain.  
    Quant à la Turquie, longtemps accusée d'agir a minima contre 
l'EI, elle mène depuis le 24 août une opération militaire sans 
précédent dans le nord de Syrie, qui vise à la fois les 
djihadistes et les milices kurdes YPG. 
     
    "RAISONS MORALES" 
    Cette opération embarrasse ses partenaires européens et 
américains qui soutiennent militairement les combattants kurdes. 
    L'envoyé spécial des Etats-Unis auprès de la coalition 
anti-EI, Brett McGurk, a jugé lundi "inacceptables" les combats 
entre forces turques et kurdes "dans des secteurs où l'EI n'est 
pas présent" et a appelé tous les acteurs armés à la retenue. 
    Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a 
quant à lui appelé ce week-end la Turquie à ne pas céder à la 
tentation de "traiter" la question kurde en Syrie. 
    Depuis le dernier cycle des négociations de Genève entre 
l'opposition et le régime syrien en avril, les discussions sont 
au point mort et la situation humanitaire à Alep, la grande 
ville du Nord théâtre de combats entre forces gouvernementales 
et rebelles, se dégrade.  
    Alep "est au moment où je parle assiégée, pilonnée, 
affamée", a dit François Hollande. "Une catastrophe humanitaire 
à grande échelle est en cours. Il est donc plus que temps de 
faire cesser ce carnage et la France appelle ici immédiatement à 
la trêve".  
    Concernant l'utilisation d'armes chimiques par le régime et 
l'EI, confirmée par une enquête récente de l'Onu, la France 
travaille "à l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité 
pour condamner ces actes abominables et prévoir des sanctions 
contre les auteurs", a déclaré le chef de l'Etat français.   
    "Personne, aucun membre permanent du Conseil de sécurité, 
n'a intérêt à ce que l'emploi d'armes chimiques se banalise", 
a-t-il dit. "J'appelle donc chacun à prendre ses 
responsabilités". 
    En marge de la conférence des ambassadeurs à Paris, 
Jean-Marc Ayrault a souligné que la priorité était désormais 
"d'obtenir une condamnation explicite" par le Conseil de 
sécurité de l'Onu.  
    "On ne peut pas, pour des raisons morales, faire l'impasse 
et ne pas être clair", a-t-il dit à des journalistes. "Ce que 
nous voulons, c'est une résolution chapitre 7 [qui permet 
l'usage de la force-NDLR) mais pas une résolution a minima."  
    Depuis le début du conflit, Russie et Chine ont opposé à 
plusieurs reprises leur veto à des propositions de sanctions du 
régime de Damas. 
    "Le régime et ses soutiens étrangers croient toujours à une 
solution militaire alors que l'issue est politique", a souligné 
François Hollande, précisant qu'il en parlerait au président 
russe Vladimir Poutine lors du G20, début septembre, et lors de 
sa visite en octobre à Paris.  
 
 (Avec Elizabeth Pineau et Jean-Baptiste Vey, édité par Emmanuel 
Jarry) 
 
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  • charleco il y a 3 mois

    Les troubles en Syrie ont été fomentés par les USA comme en Ukraine et en Libye. Ce sont les islamistes qui ont pris les armes contre Assad, armés par les USA, l'Arabie, la Turquie, Israël, et Fabius, etc. Les médias présentent les islamistes comme le peuple syrien, ce qui est faux, évidemment..