Hollande-Gayet, l'autre déni français

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François Hollande à l'Élysée, le 23 décembre 2013.
François Hollande à l'Élysée, le 23 décembre 2013.

On en sait presque plus sur la vie personnelle de Fidel Castro, apparu récemment à une exposition de peinture à La Havane, que sur celle du chef de l'État français. Une boutade ? Pas simplement. Les exemples ne manquent pas, et pas seulement le dernier en date. L'examen médical et biologique de M. Hollande n'avait-il pas été qualifié de "normal" en juin 2012 par les services de l'Élysée ? Opéré de la prostate en 2011, ce dernier a pourtant attendu les révélations de France Info en décembre 2013 pour confirmer avoir subi une intervention chirurgicale. Pourquoi ? Parce que nous sommes en France, pays où le respect de la vie privée précède quasiment la raison d'État. A priori, rien ne rapproche cependant cette "erreur de communication" des révélations de Closer sur la supposée relation entre le chef de l'État et une actrice.En fait, ces deux affaires en disent beaucoup sur la France. Elles en disent beaucoup plus sur notre pays que sur la seule présidence tragiquement normale de François Hollande. Que M. Hollande, qui n'est pas marié, ait quitté ou non sa compagne par amour ou parce qu'il n'a jamais digéré le tweet de Valérie Trierweiler n'est pas une affaire d'État. C'est effectivement une affaire privée. On pourra simplement regretter l'encre gâchée par tant de constitutionnalistes sur cette question essentielle - dans un pays où la dette flirte avec les 2 000 milliards - qu'est la nécessité ou non de légiférer...

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