Hollande exhorte les Français à "faire nation" face à la crise

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FRANÇOIS HOLLANDE EXHORTE LES FRANCAIS À FAIRE BLOC FACE À LA CRISE
FRANÇOIS HOLLANDE EXHORTE LES FRANCAIS À FAIRE BLOC FACE À LA CRISE

PARIS (Reuters) - François Hollande a exhorté mardi les Français à "faire nation" pour redresser leur pays, défendant la cohérence de sa politique économique face à la gravité de la crise.

Dans un discours essentiellement économique d'environ 40 minutes prononcé en préambule de la première grande conférence de presse de son quinquennat, le président français a expliqué avoir tenu dès son élection "la même ligne" et s'est défendu "de je ne sais quel tournant, de je ne sais quel virage".

"Nous devons faire nation, c'est-à-dire faire bloc dans un moment particulier", a-t-il déclaré en conclusion.

"Une politique n'est pas une accumulation de propositions ou de mesures aussi fortes soient-elles, ce n'est pas une addition de réformes aussi utiles soient-elles (...) une politique c'est une réponse cohérente et forte à la situation du pays", a expliqué le chef de l'Etat.

"Une alternance change le pouvoir mais elle ne change pas la réalité", a-t-il ajouté. "Quelle est-elle cette situation ? Elle est grave".

François Hollande a défendu sa décision d'avoir mis la priorité sur la résolution de la crise de l'euro, dont la fin permettra selon lui le retour de la croissance, le redressement des comptes publics puis la compétitivité française.

Pour lui, la première phase de son quinquennat a été validée sur le front des marchés financiers.

"Notre crédibilité est aujourd'hui assurée, les taux d'intérêt sur notre dette publique sont parmi les plus bas de notre histoire", a-t-il dit, rappelant son engagement à réduire le déficit public à 3% du produit intérieur brut fin 2013.

CROISSANCE ET EMPLOI AVANT TOUT

François Hollande a aussi défendu un "exercice de vérité" sur le coût du travail par le rapport de l'ancien dirigeant d'EADS Louis Gallois, "sitôt remis, sitôt traduit" en mesures.

Le président a jugé que le pacte de compétitivité de 20 milliards d'euros sous forme de crédit d'impôts aux entreprises n'était pas un "cadeau" fait aux entreprises mais un instrument clé pour le redressement du pays.

"Ma mission elle est simple, c'est de parvenir à redresser la croissance et à réduire le chômage et c'est sur ces résultats, ces seuls résultats que je demande à être jugé par les français", a-t-il déclaré.

Il n'a néanmoins pas répété sa promesse de recueillir les fruits de sa politique, en termes de croissance et de baisse du chômage, dès la fin 2013.

Cette conférence de presse, présentée comme celle de la reconquête, intervient alors plusieurs sondages font état d'une stabilisation de sa popularité après une chute vertigineuse dès la fin du mois d'août.

Après des semaines de procès orchestrées par l'opposition - amateurisme, improvisation, cacophonie ou manque de ligne politique - , François Hollande était largement attendu sur la fixation d'un "cap" politique clair.

"Le cap est fixé, c'est la reconquête de notre avenir", a-t-il indiqué.

François Hollande avait promis lors de la campagne de se livrer tous les six mois à cet exercice qui a permis à ses prédécesseurs d'imprimer leur style, tel Georges Pompidou citant Paul Eluard ou Nicolas Sarkozy lançant "Avec Carla, c'est du sérieux".

Julien Ponthus, service France, édité par Yves Clarisse

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  • chatnour le mardi 13 nov 2012 à 21:31

    Selon Hayek (in "La Route de la Servitude") : La socialisation de l'économie et l'intervention massive de l'État sur le marché débouchent sur la suppression des libertés individuelles. Le pouvoir coercitif de l'État transforme toute question économique ou sociale en question politique. "Personnellement je préfère un dictateur libéral plutôt qu'un gouvernement démocratique manquant de libéralisme (Friedrich Hayek)

  • chatnour le mardi 13 nov 2012 à 19:46

    Excellent, @Phillrug ! merci, ça fait du bien par ces temps de sinistrose !

  • Phillrug le mardi 13 nov 2012 à 19:32

    "sur le trottoir"

  • Phillrug le mardi 13 nov 2012 à 19:31

    @chatnour : Un peu d'humour ne fait pas de mal, je citerai donc Le Luron " La France est dans le ruisseau, comptez sur moi pour la mettre sur trottoir"

  • manx750 le mardi 13 nov 2012 à 19:29

    Et le nouveau Coluche, mâtiné de M. Perrichon a osé le dire : "Le cap est fixé, c'est la reconquête de notre avenir" !!! Voilà un objectif clair, voilà un truisme présidentiel, voilà un grand penseur ! On ne peut qu'adhérer mais c'est vraiment collant ce ras des pâquerettes effarant !

  • M6744133 le mardi 13 nov 2012 à 19:27

    F.H a tout dit sur AYRAULT sauf sa cOMPETEnce ! c'est triste pour ayrault !

  • chatnour le mardi 13 nov 2012 à 19:24

    Encore une ou deux avant d'aller devant la télé pour la resucée ? «C’est pas dur la politique comme métier ! Tu fais cinq ans de droit et tout le reste c’est de travers.» - «Le gouvernement s'occupe de l'emploi. Le Premier ministre s'occupe personnellement de l'emploi. Surtout du sien.» - «Le plus dur pour les hommes politiques, c’est d’avoir la mémoire qu’il faut pour se souvenir de ce qu’il ne faut pas dire.» Allez, avec ça, bon appétit !

  • chatnour le mardi 13 nov 2012 à 19:21

    Quelques citations de Coluche, comme ça, au débotté (toute ressemblance avec des personnages etc, etc ...) : "Avant moi, la France était coupée en deux. Avec moi, elle sera pliée en quatre!" - «Homme politique, c’est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords.» - «C’est pas compliqué, en politique, il suffit d’avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire !»

  • M2280901 le mardi 13 nov 2012 à 19:21

    Cleguede : un président normal ne sait pas oû il habite , sans doute dans un pays africain

  • cleguede le mardi 13 nov 2012 à 19:08

    Quelle tristesse..... des propos creux.... on a l'impression qu'il ne sait pas ce qu'il dit.

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