Hollande évoque à Moscou une solution politique en Syrie

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À MOSCOU, FRANÇOIS HOLLANDE ÉVOQUE UNE SOLUTION POLITIQUE EN SYRIE
À MOSCOU, FRANÇOIS HOLLANDE ÉVOQUE UNE SOLUTION POLITIQUE EN SYRIE

par Julien Ponthus

MOSCOU (Reuters) - François Hollande a évoqué jeudi à Moscou la possibilité d'une résolution politique du conflit syrien dans les prochaines semaines, prônant un dialogue entre l'opposition et une "partie acceptable" du régime au pouvoir à Damas.

Ce conflit, qui constitue une pomme de discorde entre la France et la Russie, alliée de Bachar al Assad, a été évoqué lors de la rencontre entre le président français et son homologue russe Vladimir Poutine au Kremlin.

"Nous souhaitons le dialogue politique, nous considérons que ce dialogue doit trouver une forme nouvelle pour que toutes les parties s'y retrouvent", a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse commune. "Nous devons imaginer un dialogue politique qui fasse que l'opposition puisse discuter avec une partie qui puisse être acceptable."

"Nous verrons dans les prochains jours comment donner une traduction" à cette volonté, a-t-il ajouté.

Ces propos ont été tenus à un moment où des membres des deux camps ont émis le souhait de dialoguer pour trouver une issue à un conflit qui a fait plus de 70.000 morts selon l'Onu.

Le président de la Coalition nationale syrienne Moaz Al Khatib, qui fédère les mouvements d'opposition, s'est dit désireux d'avoir des pourparlers de paix avec les représentants du régime dans les zones du Nord tenues par les rebelles.

L'objectif de ces discussions serait de permettre à Bachar al Assad de quitter le pouvoir avec le "minimum d'effusion de sang et de destruction", a précisé Moaz Al Khatib, qui s'est ainsi attiré des critiques dans son propre camp.

Le ministre syrien de la Réconciliation nationale, Ali Haidar, s'est déclaré la semaine dernière pour la première fois disposé à dialoguer avec des organisations de l'opposition.

Le médiateur international Lakhdar Brahimi avait saisi la balle au bond en proposant que des pourparlers s'engagent dans des locaux des Nations unies entre "une délégation acceptable" du régime syrien et les insurgés.

POUTINE PRÊT À "ENTENDRE"

Le président français a indiqué qu'il comptait sur la Russie pour jouer tout son rôle pour résoudre le conflit qui, selon les deux hommes, ne doit en aucun cas entraîner la scission du pays.

"Il y a besoin de la Russie pour trouver une issue politique qui est attendue depuis trop longtemps", a-t-il déclaré à la presse française. "Nous avons maintenant, avec le président Poutine, la même conviction qu'il faut hâter, accélérer la transition politique", a-t-il dit, reconnaissant néanmoins des "nuances" sur le dossier avec son homologue russe.

Vladimir Poutine s'est montré peu disert sur le sujet lors de la conférence de presse commune, mais a reconnu que les propositions françaises pourraient être "entendues" .

"Nous avons une position de principe qui est toujours que nous sommes pour des gouvernements légitimes", a-t-il dit.

"Sans une bonne bouteille de vin et une bouteille de vodka, on n'arrivera pas à trouver une position commune. Mais je crois que lors de la discussion, le président de la République a formulé des propositions qui pourraient être entendues par les partenaires, on pourrait essayer de les mener à bien."

François Hollande avait déclaré plus tôt sur une radio moscovite qu'il espérait qu'une solution politique puisse intervenir d'ici quelques semaines pour mettre fin au conflit.

"Je pense que d'ici quelques semaines, nous pouvons être capable de trouver une solution politique", a-t-il dit dans un entretien avec la radio d'opposition Echo de Moscou.

Parallèlement, les "Amis de la Syrie", qui se sont réunis jeudi à Rome, ont promis d'accroître l'aide politique et matérielle à l'opposition syrienne et appelé à l'arrêt des livraisons d'armes au gouvernement de Bachar al Assad.

Leur déclaration ne précise pas quel type d'aide ils envisagent d'apporter aux rebelles mais le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a déclaré que Washington prévoyait de fournir pour la première fois une aide non létale directe aux combattants de l'opposition syrienne, notamment des rations alimentaires et des médicaments.

Avec Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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  • janaliz le jeudi 28 fév 2013 à 18:28

    J'ose répéter : c'est un joyeux ri golo au niveau international. La photo est symptomatique. Poutine est à distance. Poutine n'a pas envie. Poutine se marre encore de l'épisode Depardieu et de la condescendance avec laquelle il a traité flanby et nous à travers ce pan tin.

  • M3466382 le jeudi 28 fév 2013 à 18:08

    Un pantin mal à l'aise en face de Poutine

  • jean.e le jeudi 28 fév 2013 à 18:01

    deja que les usa arrette d'armé les naz*es islamistes

  • zzzle le jeudi 28 fév 2013 à 17:23

    Et les solutions économiques des Français ou ont elles?Je croyais avoir entendu le changement c'est maintenant .... pas jamais.

  • steimbcs le jeudi 28 fév 2013 à 17:11

    un clown vous dis-je

  • hgourg le jeudi 28 fév 2013 à 16:59

    sa promesse engage ceux qui y croient ... encore. les chomeurs en savent qque chose.

  • M7147238 le jeudi 28 fév 2013 à 16:46

    moi de gesticulations que Duracell...

  • janaliz le jeudi 28 fév 2013 à 16:35

    Il est parti en Russie pour une leçon sur les droits de l'homme avait-il dit droit dans ses godasses. Maintenant il reconnait qu'il y a des "nuances" sur la vision des choses. C'est vraiment un grand comique ce qui nous sert de pdt. Et en plus il va faire le g u i g n o l sur une radio d'opposition moscovite. Il est vraiment neu neu.

  • M2280901 le jeudi 28 fév 2013 à 12:31

    Poutine devrait lui donner une leçon sur le tatami

  • a.guer le jeudi 28 fév 2013 à 11:02

    ceci dit, quand on voit les résultats des autres pays arabes ou l'on a soutenu les révolutions, Poutine n'a peut-être pas tord !