Hollande et Valls espèrent surmonter la tempête par la pédagogie

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HOLLANDE ET VALLS MISENT SUR LA PÉDAGOGIE FACE À LA TEMPÊTE
HOLLANDE ET VALLS MISENT SUR LA PÉDAGOGIE FACE À LA TEMPÊTE

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Mauvais sondages, chômage record, abandon de la réforme constitutionnelle, colère contre la loi Travail : les nuages noirs s'accumulent pour François Hollande et Manuel Valls, qui espèrent néanmoins démontrer la cohérence de leur action.

Au lendemain de l'abandon de la réforme constitutionnelle, les commentaires ne sont pas tendres pour le président français, coupable d'"un désastre politique majeur", écrit le quotidien Le Monde, tandis que la droite raille ce recul en rase campagne.

Avant son départ pour un sommet sur la sécurité nucléaire à Washington, qui le tiendra hors de France jusqu'à samedi, il a fait le point avec son Premier ministre jeudi matin à l'Elysée.

Manuel Valls a dit jeudi sur RTL sa détermination à "mener les réformes" sans "baisser les bras" malgré l'atmosphère délétère illustrée par une nouvelle journée d'action contre la réforme du travail, marquée par une forte mobilisation dans toute la France.

Résolu à rester à Matignon "jusqu'au bout, jusqu'en 2017", le chef du gouvernement a lié les mécontentements actuels à un "manque d'explication" et des "erreurs de méthode" que l'exécutif entend corriger.

"Et moi je ne baisse pas les bras, si je suis ici devant vous, c’est parce que je considère que le pays se renforce et que le temps du bilan viendra", a-t-il insisté. "Il faut garder le cap ferme, ne pas baisser les bras (...) Il ne faut pas être brinquebalé dans ces moments-là, il faut rester solide."

"EXPLIQUER ET EXPLIQUER ENCORE"

"Sans doute il y a un manque d’explication et des erreurs de méthode (...) J'assume ma part de responsabilité mais je demande à chacun d’être à la hauteur de ses responsabilités", a-t-il ajouté à l'adresse de la droite mais aussi du Parti socialiste, dont les divisions ne facilitent pas la tâche du gouvernement.

Dans l'entourage du président, on se montre flegmatique.

"Des moments difficiles, il y en a eu plein dans le quinquennat. Nous restons dans l'action, nous faisons le job", dit un proche. "Le président a toujours considéré que le débat, la négociation, ce n'est pas un problème mais une force. Cela signifie qu’il est possible de penser au-delà de soi-même".

Pour ses défenseurs, l'honnêteté, le sang-froid et le constant souci de rester en mouvement restent les atouts de François Hollande, dont les sondages mesurent chaque jour une impopularité à un niveau rarement atteint sous la Ve République.

"Il en prend plein la tête mais il tient bon. Les Français le voient", ajoute ce proche.

"Les Français n'ont pas le culte du sauveur suprême, ils savent qu'il ne peut pas tout régler mais ils veulent du collectif. La ligne, la méthode, il faut l'expliquer et l'expliquer encore : c'est ce à quoi le président va s'employer dans les prochaines semaines".

François Hollande sera le 14 avril l'invité d'une émission de France 2, où il devrait être interrogé par des journalistes et des citoyens.

Un proche dit son souci de "saisir les occasions pour mettre en perspective".

"Il faut le faire dès maintenant, sinon ce sera vu à l'aune de la campagne présidentielle. Et dans la tête des Français, on est loin d'y être encore", ajoute-t-il.

A un an du scrutin, les choses se présentent mal pour le président, qui a fait de la baisse du chômage -- dont la courbe ne s'inverse toujours pas -- une condition de son entrée en lice pour un second mandat.

Pour le chef du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, le président sortant reste pourtant "le meilleur candidat".

"Il va y avoir une année dont on a du mal à imaginer les contours. Et donc une élection présidentielle ne se joue pas aujourd'hui", a-t-il estimé jeudi sur iTELE.

(Avec Jean-Baptiste Vey et Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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  • M7361806 il y a 8 mois

    MOI président , j'ai inventé la misère pour tous et renie tous mes engagements

  • M1945416 il y a 8 mois

    Tous les mêmes, droite et gauche, des technocrates formatés sur le même moule par la même école (ENA) pour duper le peuple, mentir et bien parler mais surtout pour conserver leurs privilèges de petits monarques! la république n'est qu'un leurre qui ne sert qu'à protéger leur caste qui a mis la France et les français en faillite depuis plus de 40 ans; avec les fonctionnaires, ils s'assurent des rentes de situation inacceptables payées par des français qui ne peuvent plus vivre de leur travail !

  • jyth01 il y a 8 mois

    Les fonctionnaires imaginent pouvoir faire de la pédagogie? MdR

  • d.e.s.t. il y a 8 mois

    Hollande aurait le constant souci de rester en mouvement? laissez-moi rire! quand on voit Hollande, il est toujours aussi raide qu'une momie et pourrait servir de modèle à la statue de l'Homme Figé!

  • gchevrie il y a 8 mois

    Il serait temps qu'ils en fassent ..de la PEDAGOGIE ! Il faut dire que , malheureusement , nos politiques , tous bords confondus , sont beaucoup plus experts en DEMAGOGIE .