«Hollande et Merkel pourraient s'entendre»

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INTERVIEW - Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, les duos président-chancelier n'ont eu de cesse de maintenir un lien privilégié entre la France et l'Allemagne. Le chercheur Jacques-Pierre Gougeon met la recontre de mardi en perspective avec l'histoire de ces relations chaotiques.

LE FIGARO. - Pourquoi la première visite d'État du nouveau président de la République reste-t-elle, encore aujourd'hui, réservée au voisin allemand?

Jacques-Pierre GOUGEON*. - L'Histoire fait qu'il y a des incontournables. Après la Seconde guerre mondiale, il y avait des blessures à panser entre la France et l'Allemagne pour pouvoir reconstruire une Europe moderne. Plus de soixante ans après, cette dimension est encore très forte et il est frappant de constater que, dès qu'on remet en question un symbole de cette relation, cela pose toujours problème. Il reste donc impensable que la première visite d'État du président français ne se fasse pas à son homologue allemand, et vice versa.

Au début de son mandat en 2007, Nicolas Sarkozy avait pourtant tenté de sortir de cette relation exclusive, en se tournant vers le Royaume-Uni?

Il n'est pas le seul à avoir essayé. En 1998, Gerhard Schröder avait aussi tenté une alliance avec Tony Blair. Mais in fine, ça ne marche

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