Hollande et Merkel évitent le clash sur l'austérité à Bruxelles

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HOLLANDE ET MERKEL ÉVITENT LE CLASH SUR L'AUSTÉRITÉ À BRUXELLES
HOLLANDE ET MERKEL ÉVITENT LE CLASH SUR L'AUSTÉRITÉ À BRUXELLES

par Julien Ponthus et Luke Baker

PARIS (Reuters) - Paris et Berlin ont évité l'affrontement jeudi à Bruxelles sur le rythme auquel l'Europe doit réduire son endettement, les deux capitales reprenant à leur compte la stratégie économique consensuelle adoptée dans la soirée par le Conseil européen.

François Hollande et Angela Merkel n'ont pas voulu insister sur le fossé politique qui se creuse en Europe entre les pays tenants d'une stricte rigueur budgétaire et ceux, comme la France ou l'Italie qui plaident pour un assouplissement.

Le programme décidé en commun pour ranimer la croissance et contrer l'explosion du chômage des jeunes adopté par les Vingt-Sept donne néanmoins un léger soutien au socialiste français sur la conservatrice allemande.

"La stagnation de l'activité économique prévue pour 2013 et le niveau intolérable qu'a atteint le chômage montrent à quel point il est crucial de s'attacher en priorité à intensifier les efforts pour soutenir la croissance tout en assurant un assainissement budgétaire axé sur la croissance", souligne le texte européen.

Le président français n'a pas poussé l'avantage durant sa conférence de presse à la fin du sommet, se targuant de conduire une politique dans la droite ligne du texte adoptée par le Conseil européen.

François Hollande qui a reconnu mardi que son objectif de ramener le déficit à 3% du PIB en 2013 ne serait pas atteint, a même réclamé pour la France le statut du "bon élève" en terme d'assainissement de ses finances publiques.

"Nous tenons nos engagements mais nous faisons en sorte que cet effort ne contredise pas l'objectif de croissance", a-t-il expliqué.

"C'est ce débat qui va s'ouvrir avec la Commission et cette orientation qui nous est donnée aujourd'hui nous permet d'avoir cette discussion de manière confiante", a-t-il ajouté, évitant de répondre à une question sur ses différences de vue économique avec Angela Merkel.

Cette dernière a aussi fait valoir que les objectifs de croissance et de sérieux budgétaire n'était pas incompatibles.

UNE DISCUSSION "TRES CONSENSUELLE"

"Nous avons dit clairement aujourd'hui dans une discussion très consensuelle que l'assainissement budgétaire, les réformes structurelles et la croissance ne sont pas des objectifs contradictoires mais mutuellement complémentaires", a-t-elle dit durant sa conférence de presse.

Le gouvernement allemand s'est vanté mercredi d'être "envié par le monde entier" pour la bonne santé de ses finances publiques. Angela Merkel encourage ses partenaires du Sud de l'Europe à adopter la politique de rigueur salariale et de flexibilité à l'origine, selon elle, de ses succès économiques.

Jugés partiellement responsables de l'atonie de l'activité par des économistes, les efforts consentis pour réduire les déficits inquiètent aussi les politiques, qui craignent de voir le populisme gagner du terrain, comme en Italie avec le succès du Mouvement 5 Etoiles de l'humoriste italien Beppe Grillo.

Les dirigeants européens ont d'ailleurs été accueillis à Bruxelles par une manifestation organisée par les syndicats européens dénonçant une politique qui entraînerait l'UE dans une spirale négative.

Pour un diplomate européen, la marge de manoeuvre économique des dirigeants européens est cependant bien plus faible qu'ils ne veulent l'admettre.

"Les marchés vous tuent si vous perdez votre crédibilité budgétaire et ils vous tuent si vous n'avez aucun croissance, c'est donc un chemin assez étroit", estime-t-il.

Julien Ponthus, édité par Danielle Rouquié

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  • 300CH le vendredi 15 mar 2013 à 11:06

    @frenchto, suis ok pour les administrations "son lourde en France", mais attention cela implique moins de contrôle sur autres, ça peut faire l'effet boomerang, mais bon, s'il passe outre députés, sénats, etc, "recourt aux ordonnances" donc on aurait plus besoin de cela pour dirigé le pays. Maintenant S'il fessait un exemple "RECOURT part ORDONNANCE", telle que "une ORDONNANCE des CUMULES de MANDATS pour nos politiciens" (sénateur-maire, etc.), ça ferait un belle exemple au vu de la POPULACE

  • rob.loup le vendredi 15 mar 2013 à 11:00

    Rigueur budgétaire et croissance vont de paire Ne pas réduire les déficits c'est mettre dans un trou sans fond. Faudra bien réduire le nombre de fonctionnaires 90 pour mille habitants en France ,45 en Allemagne!!! dégraisser ce milles feuilles des collectivités territoriales ,les députés ,sénateurs. Mais avec François Zéro élu par le mensonge ,continuant "France meilleur éléve de l'Europe"!!!silence radio

  • miez1804 le vendredi 15 mar 2013 à 10:54

    @Hdacot: En Italie de que l'on parle impots on est dehors, là bas ne savent que faire du black, mais en revanche ils reclament les service que personne ne veut payer, je parle en connaissance de cause, je vien de là bas, et recemment j'ai monté un business que j'ai arreté aussi tot tellement la mentalité est pourri!

  • juin22 le vendredi 15 mar 2013 à 10:52

    je viens de vous lire tous, et suis globalement d'accord avec la grande majorité des intervenants, mais alors qui donc à élu ce président de la république ?

  • 300CH le vendredi 15 mar 2013 à 10:37

    exc le hors sujet, c’était juste pour info

  • frede331 le vendredi 15 mar 2013 à 10:36

    La France, le bon eleve de l'Europe !!!!Menteur, menteur , menteur !!politicard de me.rde Comment les medias peuvent laisser passer des men.songes pareils

  • 300CH le vendredi 15 mar 2013 à 10:35

    Normal 1er à une époque "Le 8 juin 2005, à l’Assemblée nationale, il prend parti contre, comme à l'habitude: "Sur les questions essentielles de l'emploi et de la lutte contre le chômage, vous annoncez que vous allez recourir à la procédure des ordonnances, c'est-à-dire au dessaisissement du Parlement et maintenant "il renie les critiques qu'il a pu faire à une certaine époque" contre le recours à cette procédure qui autorise le gouvernement à légiférer par ordonnances 1 pas en avant 5 en arrière

  • M4630217 le vendredi 15 mar 2013 à 10:33

    L'austérité n'a jamais démarrée en France ! Quelle austérité ? Pour les millions de fonctionnaires ? Pour les remboursements sécu ? Pour toutes les aides multiples et variées? Si, la vie a changé pour les mille chomeurs de plus par jour (et encore ils sont indemnisés pendant 3 ans) et pour une catégorie de français qui payent des impôts ...

  • 300CH le vendredi 15 mar 2013 à 10:26

    Dany Boon devrait faire un sketch sur ça "bien qu'il ait tous les POUVOIRS, Normal 1er" suis sur que l'on rigolerait BIEN. Ça me rappellerait le sketch d'EDF, fut un temps "avant l'Ouverture du marché de l'énergie" EDF fessait une campagne de PUB (alors qu'il était les seules sur le marché) pour attirer la clientèle, alors qu'il avait le MONOPOLE de l'électricité, qu'es qu'il cherchait a ce moment la, EDF?, RIEN. Donc comme eux "le normal 1er" il a tout les pouvoirs, qu'es qu'il cherche, RIEN

  • hcadot le vendredi 15 mar 2013 à 10:23

    M.Monti était tellement "vrai dirigeant" qu'il s'est pris une "vraie" claque aux dernières elections italiennes.Ce n'est certainement pas le bon modèle!

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