Hollande et Merkel commémorent le centenaire de Verdun

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 (Actualisé avec cérémonie) 
    VERDUN, Meuse, 29 mai (Reuters) - François Hollande et 
Angela Merkel ont commémoré dimanche à Verdun l'une les 
batailles les plus meurtrières de la Première Guerre mondiale, 
un rendez-vous que le président français et la chancelière 
allemande ont placé sous le signe de la jeunesse et de l'Europe. 
    Alors que la photo de François Mitterrand et d'Helmut Kohl, 
main dans la main en 1984 devant l'ossuaire de Douaumont, est 
devenue le symbole de la réconciliation franco-allemande, leurs 
successeurs voulaient mettre à profit le centenaire de la 
bataille pour relancer "l'idéal européen". 
    Les deux dirigeants ont débuté peu après 11H00 (09H00 GMT), 
à la nécropole allemande de Consenvoye, un "parcours de 
commémoration" qu'ils devaient conclure en fin d'après-midi par 
des discours devant la nécropole de Douaumont en présence de 
3.400 jeunes Français et Allemands. 
    Accueillis sous la pluie par quatre adolescents, un garçon 
et une fille de chacun des deux pays, ils ont déposé une 
couronne devant l'ossuaire de ce cimetière où reposent les corps 
de près de 15.000 Allemands, avant de se recueillir côté à côte. 
    Angela Merkel et François Hollande se sont ensuite rendus à 
l'hôtel de ville de Verdun, une première pour un chancelier 
allemand. 
    Ils ont remis au maire socialiste Samuel Hazard le prix "De 
Gaulle-Adenauer" de l'amitié franco-allemande, du nom du 
président français et du chancelier allemand qui ont signé en 
1963 le traité de l'Elysée scellant la réconciliation entre les 
deux pays. 
    "Verdun est une ville qui représente à la fois le pire, là 
où l'Europe s'est perdue il y a cent ans mais aussi le meilleur, 
là où la ville a été capable de s'investir, de s'unir, pour la 
paix et pour l'amitié franco-allemande", a déclaré le président 
français. 
     Après un nouveau dépôt de gerbe, devant le monument aux 
morts de Verdun, les deux dirigeants devaient partager, à la 
sous-préfecture de Verdun, un déjeuner de travail consacré à la 
situation européenne, sur fond de crise des réfugiés, de montée 
des populismes et, à moins d'un mois du référendum du 23 juin, 
de risque de sortie du Royaume-Uni. 
    Les combats, qui se sont déroulés du 21 février au 19 
décembre 1916 à Verdun ont fait plus de 700.000 victimes, dont 
plus de 300.000 morts (143.000 côté allemand, 163.000 côté 
français). 
     Déclenchée par l'armée allemande qui voulait s'emparer du 
"saillant" de Verdun et écraser l'armée française, la bataille 
s'est enlisée et a duré 300 jours sans que les positions 
initiales des uns et des autres aient été profondément 
modifiées. 
    Devenue dès l'origine le symbole de la résistance la nation 
française, la bataille de Verdun, qui a vu combattre près des 
trois quarts de ses troupes, est considérée comme une victoire 
par la France, les Allemands n'étant pas "passés". 
    Elle est aujourd'hui le symbole du "plus jamais ça" et de la 
volonté de maintenir la paix en Europe. 
 
 (Gilbert Reilhac, avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par 
Chine Labbé) 
 
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  • xk8r il y a 12 mois

    les deux qui vont dégager dans pas longtemps