Hollande et Merkel à Minsk pour arracher un accord sur l'Ukraine

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HOLLANDE ET MERKEL VONT TENTER D'ARRACHER UN ACCORD SUR L'UKRAINE
HOLLANDE ET MERKEL VONT TENTER D'ARRACHER UN ACCORD SUR L'UKRAINE

MINSK/PARIS (Reuters) - François Hollande et Angela Merkel sont attendus mercredi à Minsk pour tenter d'y trouver une solution au conflit dans l'est de l'Ukraine, sur la base des négociations menées par leurs conseillers et ceux des présidents russe et ukrainien.

Le président français et la chancelière allemande se sont entretenus mercredi matin pour faire "un point rapide de la situation" et décider de façon définitive de participer à un sommet avec l'Ukrainien Petro Porochenko et le Russe Vladimir Poutine, a fait savoir l'Elysée.

"Ils souhaitent se rendre à Minsk pour tout essayer jusqu'au bout pour obtenir un accord", a-t-on ajouté à la présidence de la République.

Un peu plus tôt, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius avait jugé la tenue du sommet "très probable", malgré les craintes encore exprimées la veille par son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier.

Ce dernier avait dit espérer qu'aucun regain de violences ne vienne mettre en cause l'organisation d'une rencontre considérée par la France et l'Allemagne comme celle de la dernière chance.

"Il y a encore pas mal de problèmes qui restent à régler", a toutefois prévenu Laurent Fabius sur France Inter, même si l'Elysée assure que les conseillers diplomatiques ont avancé mardi et si de nouvelles discussions sont prévues mercredi.

"Le premier, c'est: 'que deviennent les provinces de l'Est ?' Le gouvernement ukrainien accepte une décentralisation qui est absolument légitime, les séparatistes et les russes voudraient aller plus loin", a précisé Laurent Fabius.

"Il y a un deuxième problème qui est extrêmement important, c'est la garantie de la frontière. Non seulement qui surveillera la frontière mais comment elle va être respectée et là, les Russes, pour le moment, mettent toute une série de conditions (...); on n'a pas encore débouché", a-t-il ajouté.

D'autres questions restent en suspens concernant le cessez-le-feu ou le retrait des zones de conflit des armes les plus lourdes, a-t-il ajouté, alors que les violences ont redoublé ces dernières heures sur le terrain.

(Elizabeth Pineau à Minsk et Gregory Blachier à Paris, édité par Yves Clarisse)

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