Hollande et Letta s'allient pour le conseil européen de juin

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FRONT COMMUN HOLLANDE-LETTA POUR LE CONSEIL EUROPÉEN DE JUIN
FRONT COMMUN HOLLANDE-LETTA POUR LE CONSEIL EUROPÉEN DE JUIN

PARIS (Reuters) - François Hollande et le nouveau chef du gouvernement italien Enrico Letta ont indiqué mercredi qu'ils feraient front commun pour obtenir d'ici au sommet européen de Bruxelles de juin des avancées concrètes sur la construction de l'union bancaire.

La France et l'Italie s'opposent encore à certaines positions allemandes sur l'approfondissement de l'union économique et monétaire, notamment sur la recapitalisation directe des banques en difficultés ou la création d'un fonds européen de garantie des dépôts.

Après avoir obtenu la confiance du parlement italien, Enrico Letta a entamé mardi à Berlin une tournée européenne qui doit le conduire jeudi à Bruxelles, afin d'obtenir un soutien à sa volonté de relancer la croissance en Europe et dans son pays.

Le nouveau président du Conseil italien a indiqué que son étape en France avait été un succès.

"Je dois dire que le taux de satisfaction du résultat de notre rencontre d'aujourd'hui est de mon côté de 100%", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à l'Elysée où il n'a cessé de rappeler l'importance d'un accord européen en juin.

Interrogé sur son entretien mardi avec la chancelière Angela Merkel, Enrico Letta a démenti toute volonté de créer un axe Paris-Rome au détriment de l'Allemagne, tenante de l'orthodoxie économique sur le continent.

"Je partage la même relation amicale avec François qu'avec Mme Merkel", a dit en français le leader italien qui a insisté sur l'urgence d'avancer sur le front de l'union bancaire tout en respectant les objectifs budgétaires.

"Je pense que nous devons faire en sorte que le prochain conseil de juin soit un conseil dans lequel on réussit à trouver des solutions qui soient bonnes pour tous", a-t-il indiqué.

François Hollande a de son côté réfuté toute velléité d'affrontement avec le gouvernement allemand, prenant soin de désavouer les voix qui, au sein du Parti socialiste français, ont fait d'Angela Merkel le bouc émissaire des difficultés économiques de la France et de l'Europe.

Le président français a néanmoins mis indirectement la pression sur la chancelière.

"Pour relancer la croissance, nous devons baisser les taux d'intérêt des pays qui ont des charges trop élevées et assurer de la liquidité pour les petites et moyennes entreprises, cela passe par l'union bancaire", a-t-il insisté.

Julien Ponthus, édité par Marine Pennetier

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  • LeRaleur le mercredi 1 mai 2013 à 20:00

    Hollande et la mort Lettal.

  • cavalair le mercredi 1 mai 2013 à 19:33

    Le nouveau président du Conseil italien a indiqué que son étape en France avait été un succès. Encore un qui va s efaire couill.onne

  • cavalair le mercredi 1 mai 2013 à 19:32

    Comment dit on a L'attaque en Italien.....Panica generale

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