Hollande en Suisse pour tourner la page de la brouille sur l'évasion fiscale

le , mis à jour à 07:38
0
Hollande en Suisse pour tourner la page de la brouille sur l'évasion fiscale
Hollande en Suisse pour tourner la page de la brouille sur l'évasion fiscale

François Hollande ne sonnera pas les cloches fiscales aux Suisses. Pour la première visite d'Etat en Suisse d'un président français depuis Jacques Chirac en 1998, François Hollande est accueilli aujourd'hui et demain en « ami » de la Confédération helvétique qui commence, doucement mais sûrement, à jouer le jeu de la lutte contre la fraude fiscale.

Fini le temps où, en 2013, Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, sommait la Suisse de remettre au fisc français la liste des ressortissants nationaux ayant des comptes non déclarés dans les banques helvétiques. « Le climat a considérablement changé », explique-t-on à l'Elysée. En Suisse, le chef de l'Etat ne vient donc pas faire la leçon mais, au contraire, « prendre acte de certaines évolutions positives ».

En novembre 2013, la France a adopté une loi antifraude qui manie la carotte et le bâton : soit la régularisation moyennant le versement de pénalités au fisc soit des peines de prison alourdies, comme celle infligée avant-hier à l'héritière du groupe de luxe Arlette Ricci, condamnée à un an de prison ferme et à 1 M€ d'amende pour fraude. Un signal de sévérité qui tombe à pic avant la venue de Hollande.

Confrontés à la crise financière, les Etats — à commencer par les Etats-Unis — ont fait de la lutte contre les paradis fiscaux une priorité. Impossible dès lors pour les banques suisses de continuer à être considérées comme le « vilain petit canard » de la finance mondiale. Le tout sur fond de révélations fracassantes visant UBS ou la filiale suisse d'HSBC. Dans un rapport de janvier 2015, le ministère des Finances se satisfait ainsi de « l'attitude des banques suisses incitant depuis 2013 leurs clients à régulariser leur situation auprès de l'administration fiscale française ». Sans parler de la justice helvète, qui a contribué à la chute de l'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac.

Résultat, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant