Hollande en Irak : Bagdad sous haute sécurité

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Vue aérienne de Bagdad.
Vue aérienne de Bagdad.

Un 4x4 équipé d'une mitrailleuse et occupé par trois hommes masqués stoppe à hauteur d'un restaurant. "Que font ces voitures devant chez toi ? Dégage la place !" hurle dans un haut-parleur l'un des militaires en s'adressant au propriétaire de l'établissement. "Si ça se reproduit demain, on ferme ton commerce !" À l'heure où François Hollande effectue sa première visite officielle en Irak, Bagdad vit dans la peur : celle des voitures piégées. Tout véhicule stationnant le long d'une avenue est jugé suspect. "Soyez un peu humain", lance à un soldat un automobiliste garé pour passer un coup de fil. "Si vous ne partez pas, c'est mon officier qui me punit", lui répond le militaire. Trois mois après l'offensive éclair des djihadistes de l'État islamique dans le nord du pays, la capitale irakienne se barricade... avec peine. Les attentats à la bombe se poursuivent au rythme de deux ou trois par semaine. Résultat ? Des embouteillages monstres. À chaque croisement, un check-point se dresse et des hommes inspectent les coffres des voitures. La plupart portent les uniformes des GI's récupérés par l'armée irakienne après le retrait des troupes américaines en 2011. Ils tiennent à la main un détecteur d'explosif de la taille d'un pistolet et doté d'une tige métallique. Un engin inefficace vendu à des milliers d'exemplaires par un escroc britannique il y a quelques années, mais qu'ils persistent à pointer en direction des passagers. "Il n'y a...

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