Hollande en Inde espère trouver un premier accord sur les Rafale

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    * François Hollande entame un voyage de trois jours 
    * Le contrat sur les 36 Rafale au coeur des discussions 
    * La France espère conclure un accord "intergouvernemental" 
 
 (Actualisé avec nouvelles citations, contexte) 
    par Sanjeev Miglani 
    NEW DELHI, 24 janvier (Reuters) - François Hollande a dit 
vouloir "franchir une étape" dans les négociations portant sur 
la vente de 36 avions Rafale à l'Inde, où il a entamé dimanche 
une visite de trois jours à tonalité économique. 
    New Delhi a annoncé l'an dernier son intention d'acheter ces 
appareils fabriqués par Dassault Aviation  AVMD.PA  mais le 
contrat, estimé à 9,1 milliards de dollars (8,3 milliards 
d'euros), reste à conclure.     
    "Ici, nous allons franchir une autre étape qui va dans le 
sens, nous l'espérons tous, d'une acquisition par l'Inde de 36 
avions Rafale", a déclaré le président français à son arrivée à 
Chandigarh, une ville nouvelle imaginée par l'architecte 
français Le Corbusier. 
    Selon François Hollande, les tractations en coulisses 
doivent permettre d'aboutir à un compromis entre gouvernements, 
préalable à un accord commercial. "L'idée est d'avoir un accord 
intergouvernemental entre les deux pays de manière à ce que, 
ensuite, les entreprises concernées puissent aller jusqu'au bout 
du processus", a précisé le chef de l'Etat. 
    Le président français, accueilli par le Premier ministre 
indien Narendra Modi, doit le retrouver lundi à New Delhi pour 
poursuivre les discussions. 
    La semaine passée à Paris, on disait espérer que cette 
visite en Inde - la deuxième de François Hollande depuis 2012 - 
serait "l'occasion d'avancer sur le chemin de la finalisation 
contractuelle" tout en précisant que le dossier du Rafale 
n'était "pas l'objet" du voyage présidentiel. 
    De source proche du dossier, on précisait en outre ces 
derniers jours que l'Inde négociait l'ajout d'une option à sa 
commande ferme de 36 appareils. 
     
    UNE QUARANTAINE DE CHEFS D'ENTREPRISES 
    L'été dernier, les discussions avaient achoppé sur le prix 
unitaire des avions et sur la volonté de l'Inde d'obtenir des 
compensations - des "offsets" -, avait-on appris auprès du 
secteur indien de la Défense. Narendra Modi entend notamment 
favoriser le "made in India", autrement dit obtenir qu'une 
partie de la production se fasse sur place. 
    Cinq ministres et une quarantaine de chefs d'entreprises, 
dont le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, accompagnent 
François Hollande pour saisir les opportunités de ce pays de 1,3 
milliard d'habitants dont la croissance annuelle dépasse les 7%. 
    Un mois après la conclusion à Paris de l'accord de la COP21, 
pour laquelle l'Inde a oeuvré dans le sens d'une meilleure 
"justice climatique mondiale", l'heure est à la mise en pratique 
des décisions prises contre le réchauffement de la Terre. 
    Troisième émetteur mondial de CO2, l'Inde s'est engagée dans 
des projets pharaoniques en matière d'urbanisation intelligente, 
d'énergie "verte" et de transports. 
    L'un des objectifs du pays, qui dépend du charbon pour les 
deux tiers de ses besoins énergétiques, est de multiplier par 30 
d'ici 2022 sa production d'électricité d'origine solaire, ce à 
quoi les entreprises françaises participent déjà. 
    En matière de nucléaire civil, le projet de fourniture de 
six réacteurs EPR construits par Areva  AREVA.PA  à la centrale 
de Jaitapur reste à confirmer. Les négociations sont ralenties 
par des questions de prix et la récente annonce de la prise de 
contrôle par EDF  EDF.PA  des réacteurs nucléaires d'Areva. 
    Côté urbanisme, la France va participer à la modernisation 
d'au moins trois villes - Chandigarh, Nagpur et Pondichery - 
parmi la centaine de l'opération "smart cities", des 
municipalités appelées à devenir exemplaires en matière de 
développement durable. 
    Mardi, François Hollande sera l'invité des festivités du 
Jour de la République commémorant la proclamation de la 
République indienne, en 1950. Un honneur réservé l'an dernier au 
président américain, Barack Obama.  
 
 (avec Douglas Busvine et Himank Shmara à New Delhi, Simon 
Carraud et Elizabeth Pineau à Paris, édité par Henri-Pierre 
André) 
 

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