Hollande dit le rôle de l'Etat dans la persécution des Tsiganes

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    PARIS, 29 octobre (Reuters) - François Hollande a reconnu 
samedi la responsabilité de l'État français dans l'internement 
de membres de la communauté tsigane durant la Seconde Guerre 
mondiale.  
    Le chef de l'Etat a prononcé un discours en ce sens à 
Montreuil-Bellay, ville du Maine-et-Loire qui abrita un camp où 
furent internés quelque 4.000 membres de la communauté des gens 
du voyage entre 1940 et 1946, date la libération des lieux dont 
on célèbre cette année le 70e anniversaire.  
    "Il fallait que cette vérité fût dite au plus haut niveau de 
l'Etat, la République reconnaît la souffrance des nomades qui 
ont été internés et admet que sa responsabilité est grande dans 
ce drame", a déclaré François Hollande.    
    C'est la première fois qu'un président évoque ainsi la 
responsabilité de l'Etat dans la persécution des gens du voyage, 
une reconnaissance réclamée de longue date par l'Union française 
des associations tsiganes.  
     Les gens du voyage se battent aujourd'hui pour l'abrogation 
totale de la loi de 1969 qui instaura le "livret de circulation" 
pour les personnes "circulant en France sans domicile ni 
résidence fixe", les obligeant à se présenter à un commissariat 
tous les trois mois pour indiquer où elles se trouvent.  
    Une proposition de loi prévoyant la suppression de ce 
document a été votée en juin 2015 par l'Assemblée nationale. 
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Marine Pennetier) 
 
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