Hollande dit aux "soutiens étrangers" de Damas de "forcer la paix"

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    NATIONS UNIES, 20 septembre (Reuters) - François Hollande a 
demandé mardi, dans un discours aux Nations Unies, aux "soutiens 
étrangers" du régime syrien de "forcer la paix", sous peine 
d'une partition du pays.  
    A l'occasion de l'Assemblée générale de l'Onu, le président 
français a également demandé au Conseil de sécurité de 
sanctionner le recours aux armes chimiques en Syrie.  
    "Je n'ai qu'un seul mot à dire : ça suffit", a dit le chef 
de l'Etat.  
    Pour le président français, le régime syrien de Bachar al 
Assad "est responsable de l'échec du cessez-le-feu et ne peut 
pas s'exonérer sur des erreurs qui auraient pu être commises par 
d'autres".  
    Le président s'est adressé en particulier, sans la citer, à 
la Russie, principal soutien étranger du président syrien.  
    "Je dis à ses soutiens étrangers, que chacun connaît ici, 
qu'ils doivent forcer la paix sinon ils porteront avec le régime 
la responsabilité de la partition et du chaos", a-t-il prévenu.  
    La France, membre permanent du Conseil de sécurité, demande 
à cette instance de "se réunir dans les meilleurs délais" et de 
ne "pas être un théâtre de dupes". 
    François Hollande a énuméré "quatre exigences" : imposer le 
cessez-le-feu, assurer l'acheminement immédiat de l'aide 
humanitaire "à Alep et aux autres villes martyres", permettre la 
reprise des négociations politiques et "sanctionner le recours 
aux armes chimiques".  
    "Si nous agissons, il y aura une solution pour la Syrie", 
a-t-il conclu.   
 
 (John Irish, avec Elizabeth Pineau et Jean-Baptiste Vey à 
Paris, édité par Sophie Louet) 
 
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