Hollande demande des engagements à GE et Siemens sur Alstom

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FRANÇOIS HOLLANDE REÇOIT LES REPRÉSENTANTS DE GENERAL ELECTRIC
FRANÇOIS HOLLANDE REÇOIT LES REPRÉSENTANTS DE GENERAL ELECTRIC

par Benjamin Mallet et Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - François Hollande a reçu lundi matin des représentants de General Electric et devait rencontrer en début de soirée ceux de Siemens afin d'obtenir des engagements de la part des deux groupes, qui sont en concurrence pour racheter les activités énergie d'Alstom.

Ces rencontres interviennent au lendemain de la décision du français, fabricant d'équipements électriques et de trains, de se donner jusqu'à mercredi pour choisir entre les deux postulants, qui cherchent à mettre la main sur des activités représentant 70% de ses ventes globales et employant près de 9.000 personnes en France.

François Hollande a reçu le président de General Electric (GE), Jeff Immelt, accompagné de Clara Gaymard, PDG de GE France, en présence du ministre de l'Economie Arnaud Montebourg.

Le chef de l'Etat a rappelé lors de cette réunion qu'il serait particulièrement vigilant sur les conséquences d'un éventuel rapprochement en matière d'emploi, de localisation des activités - dans l'énergie comme dans les transports - et d'indépendance énergétique du pays, a-t-on déclaré de source proche du dossier.

De même source, on estime que GE a apporté des premiers éléments de réponse mais qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que le groupe américain réponde aux exigences de l'Etat.

A l'issue de la rencontre avec François Hollande, le groupe américain s'est dit prêt à collaborer avec l'Etat français.

"Nous avons eu une discussion ouverte, chaleureuse et constructive(...). Nous avons entendu et comprenons son point de vue et nous sommes prêts à travailler ensemble", a déclaré Jeff Immelt dans un communiqué.

Le chef de l'Etat doit également voir à 18h00 le président du directoire de Siemens, Joe Kaeser, et Martin Bouygues, le PDG de Bouygues, premier actionnaire d'Alstom, à 19h15.

ALSTOM SEMBLE TOUJOURS PENCHER POUR GE

Après cette rencontre avec Hollande, le conseil de surveillance de Siemens se réunira mardi pour décider de présenter formellement ou non une offre à Alstom.

Siemens, qui a troublé dimanche les discussions entre GE et Alstom en se disant prêt "à échanger sur les questions stratégiques soulevées par une coopération future" avec le français, semblait avoir les faveurs du gouvernement et a bénéficié lundi du soutien de Berlin.

Reste que GE a fait une offre ferme à Alstom, contrairement à Siemens. Le conseil d'administration du groupe devrait ainsi se réunir mardi et engager des négociations exclusives avec le géant américain, estime une source proche du dossier.

Alstom n'a pas commenté ces informations.

Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, qui a menacé de s'opposer à une vente des activités énergie d'Alstom, dispose de moyens limités pour bloquer une transaction.

Sur RTL, il a jugé "prématuré" d'évoquer la possibilité d'une nationalisation temporaire d'Alstom si les offres de GE et de Siemens ne répondaient pas aux attentes du gouvernement.

Selon une source industrielle au fait des discussions entre Alstom et GE, la véritable inquiétude du gouvernement ne porte pas sur l'offre de GE elle-même mais sur l'avenir d'Alstom Transport. "Ils ne pensent pas que la société pourra survivre seule", estime cette source.

"ON MANGE LE FRUIT, ON RECRACHE LE NOYAU"

Une source proche du gouvernement confirme cette inquiétude, estimant que "le point qui pose aujourd'hui vraiment question dans l'offre de GE, c'est ce qu'il restera d'Alstom après".

"Les membres du conseil d'Alstom ont les yeux qui brillent devant un gros paquet de cash, mais à part ça, ils vont en faire quoi ? (...). L'opération avec GE, c'est un rachat qui se fiche du noyau qui est recraché. On mange le fruit, on recrache le noyau et on se fiche de la façon dont on l'arrose", ajoute cette source.

En 2004, l'Etat était venu au secours d'Alstom, au bord du dépôt de bilan, en entrant provisoirement au capital de l'industriel à hauteur de 21%. Ces 21% ont été rachetés par Bouygues en 2006 pour deux milliards d'euros. Interrogé lundi sur une éventuelle répétition du scénario, le ministre du Travail François Rebsamen s'est montré prudent. "Je pense que rien n'est inenvisageable à cet instant mais c'est vrai qu'en 2004 l'Etat n'avait pas été encore endetté par Nicolas Sarkozy comme il l'a été de 2007 à 2013", a-t-il estimé sur France Inter.

La branche énergie Alstom regroupe des pôles assurant la fabrication de turbines pour centrales électriques et de systèmes de transmission de l'électricité, qui sont les plus rentables du groupe, ainsi que les éoliennes.

(Avec la contribution de Marine Pennetier, de Matthieu Protard et de Natalie Huet, édité par Jean-Michel Bélot)

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  • M4426670 le lundi 28 avr 2014 à 18:23

    Notre "porci net" en grand stratège industriel..... on croit réver! Déjà qu'il n'a pas été capable de "gérer" le PS, alors l'industrie lourde......

  • M6737505 le lundi 28 avr 2014 à 18:13

    Je vois qu'il y a une majorité de personne qui se demande pourquoi les patrons de siemens et GE ont à se deplacer voir un président normal qui n'est rien pour alsthom et ne peut visibleemnt pas grand chose.

  • ltondu le lundi 28 avr 2014 à 17:56

    L'airbus de l'énergie de porcinet est en train de s'envoler. Il a réussi ! sauf qu'il ne reviendra pas... tristesse et désolation, suite de honte et déshonneur !

  • pichou59 le lundi 28 avr 2014 à 17:45

    le ministre du Travail François Rebsamen ; il ferait mieux de se taire sur SARKO ; si on parlait de DEXIA renflouée par les contribuables Belges et Français à coup de milliards!!!!! ce type était administrateur et a encaissé en 2007, 20000EUR de jetons de présence ; il a démissionné prétextant qu'il était débordé de travail (wikipédia)-

  • opelin le lundi 28 avr 2014 à 17:38

    On est dans un état communiste où tout appartient à l'état ? De quel droit le président se permet-il d'intervenir dans une entreprise privée ? Il n'a rien de plus urgent à gérer ?

  • odnaz le lundi 28 avr 2014 à 17:31

    Mais il n'a rien à demander !!!!! ..... c'est incroyable le message que l'on fait passer aux français et au monde entier. Qu'il s'occupe déjà de l'état, des fonctionnaires, de l'ENA et du trou de la Sécu. L'état n'a plus une seule action dans Alstom, donc il est complètement dépassé notre leader minima. Il fallait qu'il y pense avant.

  • pbenard6 le lundi 28 avr 2014 à 14:04

    il suffit d'imprimer de la fausse monnaie et le tour est joué - c'es ce que font les us

  • Gary.83 le lundi 28 avr 2014 à 13:58

    vendez FR2 et achetez ALSTOM !!!

  • jbellet le lundi 28 avr 2014 à 12:36

    avec quel argent va t'il nationaliser le monsieur? on a déja la SNCF. un gouffre pour nos finances a court et moyen terme car il faudra renflouer chaque année la belle ste

  • frk987 le lundi 28 avr 2014 à 10:40

    15.000 fonctionnaires de PLUS en une seule année : 15.000*3000 euros de salaires avec charges*12*40 années = 21,6 milliards, de quoi acheter 2 fois Alstom !!!!