Hollande défend à Bordeaux le nouvel acte de la décentralisation

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À BORDEAUX, FRANÇOIS HOLLANDE DÉFEND SA FUTURE LOI SUR LA DÉCENTRALISATION
À BORDEAUX, FRANÇOIS HOLLANDE DÉFEND SA FUTURE LOI SUR LA DÉCENTRALISATION

BORDEAUX (Reuters) - François Hollande a pris samedi à Bordeaux l'exemple du pont levant Jacques-Chaban-Delmas qu'il inaugurait pour défendre sa future loi sur la décentralisation et appeler de ses voeux une accélération de la prise de décision publique.

Evoquant la dynamique bordelaise et le renouveau des grandes villes françaises, le chef de l'Etat a estimé que rien n'aurait été possible sans la volonté des élus mais, surtout, sans la décentralisation.

"Le temps est venu de franchir une nouvelle étape d'abord en faisant confiance aux territoires", a-t-il dit en référence aux prochains débats parlementaires sur la décentralisation.

Il a précisé que le projet de loi reconnaîtrait "le fait métropolitain et le rôle crucial joué par les agglomérations en matière de cadre de vie et de logement".

"Il consacrera la Région pour le développement économique, la formation, l'aménagement du territoire", a-t-il dit.

Cette nouvelle décentralisation prévoit le redécoupage des cantons et un nouveau mode de scrutin des futurs conseillers généraux avec l'instauration de la parité à l'échelle de chaque canton. Elle suscite une levée de boucliers chez des élus ruraux, qui estiment avoir beaucoup à perdre dans ce rééquilibrage.

François Hollande a estimé que le pont qu'il inaugurait était "l'exemple même de cette coopération", souhaitant que les territoires soient dotés des moyens d'une action publique plus efficace, plus rapide.

"J'insiste sur le temps. Car celui de la décision publique n'est plus adapté à celui de notre société (?). Il nous faut réduire les délais, alléger les procédures, hâter les choix. Nous changeons d'époque", a-t-il lancé en écho à son discours de Dijon mardi sur le même thème.

Son passage par Bordeaux a été l'occasion pour le chef de l'Etat de faire une parenthèse républicaine.

C'est en effet aux côtés du maire UMP de Bordeaux Alain Juppé, des présidents socialistes de la région Aquitaine Alain Rousset et de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) Vincent Feltesse, qu'il a participé à cette inauguration devant la foule massée le long des quais.

François Hollande a également rendu hommage à Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux durant 50 ans, et précurseur en tant que Premier ministre de Georges Pompidou d'une plus grande décentralisation et d'une réforme de l'Etat qu'il avait inscrite dans son projet de "nouvelle société".

Le pont baptisé Jacques-Chaban-Delmas a été conçu avec un tablier central levant permettant de laisser passer les navires jusqu'au centre ville.

D'une longueur totale de 433 mètres pour une travée levante de 106 mètres de hauteur, qui en fait le plus haut pont levant d'Europe, ce cinquième pont routier sur la Garonne dans l'agglomération de Bordeaux a coûté 157 millions d'euros financés à 67% par la communauté urbaine, ainsi que par l'Etat, la région Aquitaine et le département de la Gironde.

Claude Canellas, édité par Gérard Bon

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  • jbellet le samedi 16 mar 2013 à 15:35

    le nouvelle loi de décentralisation va donner les pouvoirs aux agglos et aux régions au détriments des communes aux élus que vous ne voyaient jamais aux détriments des maires qui côtoient les problèmes de français tous les jours parce qu'ils eux ont sur le terrain.

  • janaliz le samedi 16 mar 2013 à 15:08

    Qui a construit le pont ? Je crois que c'est beaucoup plus intéressant que les niaiseries de ce qui nous sert de pdt.