Hollande dans le Golfe pour parler Iran, sécurité et contrats

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* Le président français invité d'honneur du sommet du CCG * Convergence de vues sur les crises régionales * Paris engrange des contrats militaires dans la région du Golfe par John Irish PARIS, 1er mai (Reuters) - La participation de François Hollande au sommet extraordinaire du Conseil de coopération du Golfe (CCG) lundi et mardi devrait être l'occasion de réaffirmer la convergence de vues entre Paris et les principaux Etats de la région, sur la fermeté jugée nécessaire face à l'Iran comme sur les différentes crises qui secouent la région. Le renforcement des relations stratégiques entre la France et le Golfe, auquel le président français s'emploie depuis son arrivée à l'Elysée en 2012, a connu jeudi une nouvelle illustration spectaculaire avec l'annonce de la commande par le Qatar de 24 exemplaires du chasseur Rafale et de missiles, un contrat de 6,3 milliards d'euros. ID:nL5N0XR2Q0 François Hollande se rendra d'ailleurs à Doha lundi pour signer ce contrat avant de gagner Ryad, où le nouveau roi Salman l'a invité à participer au sommet des chefs d'Etat du CCG, une première pour un dirigeant occidental. A l'ordre du jour du sommet figurent entre autres l'intervention militaire au Yémen d'une coalition emmenée par l'Arabie saoudite ainsi que la guerre civile en Syrie. "C'est extrêmement important pour nous", explique-t-on de source diplomatique à Paris. "Cela s'inscrit dans la continuité des échanges et montre l'appréciation des pays du Golfe sur les choix politiques de la France sur l'Iran, la Syrie et Daech. Cela renforce notre image de partenaire fiable dans la région." Le déplacement de François Hollande intervient dix jours avant une visite de plusieurs dirigeants du Golfe aux Etats-Unis pour un sommet avec Barack Obama. "Hollande incarne un Occident qui n'est pas simplement américain", explique François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique. "Les Français sont réputés pour être plus durs que les Américains dans les négociations sur l'Iran et ça ne peut que plaire aux Saoudiens; et la France montre qu'elle a à la fois une vision régionale et la capacité d'agir à l'endroit et au moment où elle considère que c'est une bonne chose." Entamé pendant la présidence de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012, le virage diplomatique français en direction des Etats du Golfe a commencé à payer : en un an, Paris a conclu plus de 13 milliards d'euros de contrats militaires dans la région. Le sommet de Ryad devrait d'ailleurs permettre de nouvelles discussions bilatérales entre la France et plusieurs pays de la région sur des dossiers commerciaux, explique-t-on à Paris. (Marc Angrand pour le service français)


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