Hollande condamne des violences "inadmissibles" en RDC

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    NATIONS UNIES, 20 septembre (Reuters) - François Hollande a 
qualifié mardi d'"inadmissibles" les violences commises en 
République démocratique du Congo, où des élections doivent selon 
lui se tenir conformément à la Constitution.  
    Selon l'organisation Human Rights Watch, les violences qui 
ont éclaté lundi pendant des manifestations ont fait au moins 44 
morts.   
    Les manifestants protestaient contre la volonté prêtée au 
président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de la 
limite prévue par la Constitution, à la fin de l'année, aucune 
date n'ayant encore été fixée pour l'organisation de la 
prochaine élection présidentielle 
    "Il s'est produit des violences en République démocratique 
du Congo qui sont inadmissibles, insupportables", a dit François 
Hollande au siège des Nations unies, à New York.  
    "Nous ne savons pas encore le nombre de morts mais ce qui 
est incontestable, c'est qu'il y a des victimes et qu'elles ont 
été provoquées par des exactions venant de l'Etat congolais 
lui-même", a-t-il ajouté devant la presse.   
    Le président français a aussi condamné l'incendie qui a 
touché les locaux du principal parti d'opposition congolais. 
    "Dans aucun pays on ne peut accepter de tels comportements, 
de tels agissements, et donc je veux ici les dénoncer", a-t-il 
dit.  
    François Hollande a rappelé que lors d'une visite à 
Kinshasa, en octobre 2012, il avait dit au président Kabila "que 
nous ne transigerions pas sur les élections, leur date et le 
processus constitutionnel"  
    "La Constitution doit être respectée, des élections doivent 
se tenir. Ensuite nous verrons avec le contrôle international ce 
qu'il sera possible de faire", a-t-il ajouté.  
     
 
 (John Irish, avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par Sophie 
Louet) 
 
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