Hollande candidat à la primaire "s'il le souhaite"-Cambadélis

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    PARIS, 11 avril (Reuters) - François Hollande participera à 
la primaire de la gauche pour désigner un candidat à la 
présidentielle de 2017 "s'il le souhaite" et si elle ne regroupe 
pas que des opposants à sa politique, a déclaré lundi le Premier 
secrétaire du PS. 
    Jean-Christophe Cambadélis a ainsi contribué à alimenter la 
suspicion sur cet exercice dénoncé par les autres composantes de 
la gauche comme une manoeuvre pour permettre au président 
français de se présenter à sa propre succession. 
    Le Parti socialiste s'est prononcé samedi pour une primaire 
en décembre 2016 tout en reportant à juin la question de savoir 
si un ou plusieurs candidats du PS y concourront aux côtés des 
écologistes ou des communistes, notamment.   
    "Nous sommes pour une primaire sans préalable, sans préjugé, 
avec une seule condition (...) très simple, que tout le monde 
soit derrière le gagnant", a dit lundi Jean-Christophe 
Cambadélis sur Europe 1, en émettant une réserve. 
    "Jusqu'à présent, ce n'est pas le Parti socialiste qui dicte 
au président de la République, il passera par la primaire s'il 
le souhaite, moi je le souhaite, à lui de décider." 
    Pour le patron du PS, il y a deux conditions à la présence 
de François Hollande : "il passera par la primaire si tout le 
monde est dans la primaire, si c'est simplement un regroupement 
de personnes qui sont contre sa politique il ne peut pas y 
passer." 
    Les personnalités du PS les plus critiques envers la 
politique du président en ont immédiatement conclu qu'il 
s'agissait d'une manoeuvre des "hiérarques" du parti. 
    "Visiblement c'est un simulacre de primaire que veut 
Solférino puisque dans le texte du conseil national il est dit 
qu'il faudra faire quasiment une procédure pour obtenir le droit 
de se présenter à la candidature de la candidature", a estimé la 
députée Aurélie Filippetti. 
    "Les hiérarques du Parti socialiste veulent tout faire pour 
éviter une véritable primaire ouverte"", a-t-elle ajouté. 
    Les autres composantes de la gauche susceptibles de 
participer à l'exercice - PCF et écologistes d'EELV - ont déjà 
estimé que François Hollande était "disqualifié" pour concourir, 
le cofondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, n'ayant 
même pas l'intention de s'y plier. 
    Selon un sondage BVA pour Orange et iTELE publié samedi, 
seuls 44% des Français et 56% des sympathisants de la gauche 
souhaiteraient une primaire PS-EELV alors qu'une primaire de 
l'ensemble de la gauche n'est souhaitée que par 41% des Français 
et 50% des sympathisants de la gauche. 
    Seuls 15% des Français souhaitent que François Hollande soit 
candidat (-5 points en comparaison à février) et 27% (-8pts) des 
sympathisants de la gauche souhaitent sa candidature.  
 
 (Julie Carriat et Yves Clarisse, édité par Myriam Rivet) 
 
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  • frk987 il y a 8 mois

    Le rôle des partis est de désigner un candidat, ces primaires déb iles conduisent à faire comme candidat le plus démagogue.