Hollande attendu sur les contreparties du pacte de compétitivité

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LES SYNDICATS ATTENDENT DE FRANÇOIS HOLLANDE DES GESTES CONCRETS SUR LES CONTREPARTIES DU "PACTE"
LES SYNDICATS ATTENDENT DE FRANÇOIS HOLLANDE DES GESTES CONCRETS SUR LES CONTREPARTIES DU "PACTE"

PARIS (Reuters) - Les syndicats ont réclamé mardi des gestes concrets concernant les contreparties prévues dans le cadre du "pacte de compétitivité" qui doit être détaillé par François Hollande à l'occasion de ses voeux aux forces économiques.

Annoncé le 31 décembre, ce pacte consiste à proposer aux entreprises des réductions de charges et une simplification administrative contre des embauches et plus de dialogue social.

Saluée par le Medef, cette initiative est critiquée par les organisations de salariés qui y voient un cadeau fait aux entreprises et qui émettent des doutes sur les promesses formulées par le chef de l'Etat en matière de création emplois.

"Nous refusons de nous faire instrumentaliser", prévient le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, dans une interview publiée dans Les Echos. "Pour nous, il ne saurait être question de rentrer dans une mécanique d'union nationale et de confusion des responsabilités."

"Négocier des contreparties à la baisse des cotisations annoncées par le chef de l'Etat, je n'y crois pas", ajoute-t-il. "Les contreparties évoquées par François Hollande sont illusoires, une entreprise n'embauche que si son carnet de commandes le lui permet."

Dans Le Monde daté de lundi, le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, accuse le chef de l'Etat de répondre "presque exclusivement aux préoccupations du Medef."

"On a le sentiment que le Premier ministre c'est Pierre Gattaz", le patron du Medef, déclare-t-il.

A l'UMP, l'ancien ministre du Budget Eric Woerth salue la démarche de François Hollande concernant l'allègement des charges, tout en appelant à la prudence dans l'attente des "faits".

"Si c'est pour baisser les charges des entreprises, je suis d'accord et l'UMP est d'accord", a-t-il dit sur France Info. "Moi je suis prêt à soutenir des mesures précises, je ne suis pas prêt à soutenir des intentions."

"Je n'attends pas des engagements, j'attends des actes, j'attends que ce soit fait, que les baisses de cotisation soient effectives dès le mois prochain", a-t-il ajouté.

PAS D'ENGAGEMENT FERME

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a réaffirmé de son côté son hostilité à s'engager sur le nombre d'emplois à créer en contrepartie des 30 milliards d'euros d'allègements de charges promis aux entreprises par le chef de l'Etat.

"C'est un objectif, un million d'emplois, ce n'est pas un engagement ferme", a-t-il dit sur France 2. "Un million d'emplois, c'est les conséquences d'un ensemble de mesures qu'on attend, qu'on attend d'ailleurs dès 2014, car, je rappelle, les entreprises sont asphyxiées et elles sont encore terrorisées par un environnement politique qui était très difficile pour elles en 2013", a-t-il poursuivi.

Le patron des patrons a également indiqué attendre de François Hollande des précisions sur le montant total des baisses de charges.

"Le compte n'y est pas en matière de baisse de charges sur les entreprises", a-t-il dit. "Il faut absolument qu'il précise. Est-ce qu'on est à dix milliards, vingt milliards, cinquante ou cent?"

Selon un sondage Ifop publié samedi, près de trois quarts des Français ne font pas confiance aux entreprises pour créer des emplois en échange des baisses de charge.

Marine Pennetier, avec Mark John, édité par Tangi Salaün

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  • M4888303 le mardi 21 jan 2014 à 11:18

    3/4 des Français ne font pas confiance aux entreprises ....C'est parcequ'il n'y a pas "échange" entre baisse des charges contre emplois nouveaux!ça ne se passe pas comme ça :s'il y a baisse des charges les entreprise retrouvent de nouveaux acheteurs en baissant un peu leurs prix et grace à ce nouveau volume elles font des bénéfices puis ressentent le besoin d'investir et d'embaucher....tout ça prend beaucoup de temps!

  • mipolod le mardi 21 jan 2014 à 10:42

    La seule attente envers flamb.y est qu'il annonce sa démission, rapidement si possible !

  • M4896128 le mardi 21 jan 2014 à 10:27

    Depuis très longtemps (1946), la France est gouvernée par la CGT. Le Paon aurait-il peur de perdre ce pouvoir, qui plus est par un gouvernement de gauche? Le vrai changement, c'est peut-être effectivement maintenant!...

  • Gary.83 le mardi 21 jan 2014 à 09:59

    le nouveau SARKO est arrivé !!

  • M2280901 le mardi 21 jan 2014 à 09:57

    on attend rien du porcinet sauf qu'il dégage