Hollande adresse à Rome un message d'apaisement aux catholiques

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HOLLANDE ADRESSE À ROME UN MESSAGE D'APAISEMENT AUX CATHOLIQUES
HOLLANDE ADRESSE À ROME UN MESSAGE D'APAISEMENT AUX CATHOLIQUES

par Elizabeth Pineau

CITE DU VATICAN (Reuters) - François Hollande a adressé vendredi au Vatican un message d'apaisement aux catholiques de France, les invitant à débattre sur tous les sujets, "y compris les plus graves", dans le respect de la laïcité.

Au terme d'une première rencontre avec le pape François, dont il a salué la "simplicité rayonnante", le chef de l'Etat a invité le saint-père à venir en France "quand il le voudrait".

"La laïcité de la République française garantit le respect de toutes les convictions", a-t-il dit devant la presse à l'institut français de Rome.

"La laïcité permet le débat avec tous les cultes et avec l'Eglise catholique en particulier", a-t-il ajouté, renvoyant les débats à la réunion annuelle, ce printemps, de l'instance de dialogue avec les catholiques présidée par le Premier ministre où seront d'abordés "tous les sujets, y compris les plus graves, les plus lourds qui intéressent toute notre société".

Avant la venue de François Hollande au Vatican, les catholiques de France ont fait part de leur malaise ressenti depuis le combat contre le "mariage pour tous" qui a mobilisé nombre d'entre eux au début de son quinquennat.

De nouvelles frictions pourraient surgir à l'occasion du débat sur la fin de vie souhaité par le président de la République, l'Eglise condamnant l'euthanasie.

"DIGNITÉ HUMAINE"

A Rome, François Hollande a dit se retrouver avec le pape autour de la "défense de la dignité humaine".

"S'il y a un mot, une valeur qui nous a rassemblés au cours de cet entretien, c'est le mot de dignité, la défense de la dignité, c'est ce qui doit nous mobiliser", a-t-il dit.

Il a répondu à l'inquiétude sur les récentes profanations d'églises en évoquant "la même détermination par rapport à tous les actes, sans distinction", contre les lieux de culte.

Dans son communiqué, le Vatican souligne qu'au cours des entretiens, "des arguments d'actualité ont été examinés comme la famille, la bioéthique, le respect des communautés religieuses et la protection des lieux de culte".

Pris depuis deux semaines dans une tourmente médiatique en raison de problèmes privés avec sa compagne Valérie Trierweiler, François Hollande a évité les journalistes à Rome, se contentant d'une déclaration sans questions avant un déjeuner avec les membres de la curie.

A Paris, Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France, a accueilli avec prudence la main tendue du président.

"Il ne suffira pas de l'avoir dit à Rome. La laïcité, il faudra qu'elle se vive sur le terrain, sinon les catholiques ne comprendront pas", a-t-il déclaré sur BFM-TV.

ANCIEN OTAGE

François Hollande a insisté sur le rôle du Saint-Siège dans les négociations de paix sur la Syrie, émettant le souhait que le Vatican reçoive l'opposition syrienne.

Il s'est aussi félicité de pouvoir compter sur son soutien pour la recherche d'un accord lors de la conférence sur le réchauffement climatique prévue à Paris en décembre 2015.

"Dieu pardonne toujours, les hommes parfois, et la nature jamais quand on ne prend pas soin d'elle", a-t-il dit, citant le pape. "Retenons au moins la dernière partie de la formule car elle est juste".

Le représentant spécial du président sur cette question, Nicolas Hulot, faisait partie de la délégation tout comme les ministres de l'Agroalimentaire et de l'Intérieur, Guillaume Garot et Manuel Valls.

"Qu'il y ait un débat en France sur les sujets de société, c'est tout à fait normal", a dit ce dernier à la presse. "L'Eglise catholique a une place tout à fait à part, primordiale dans le pays par son histoire, son implantation, par le nombre de nos compatriotes qui aujourd'hui se reconnaissent comme catholiques", a ajouté le ministre de l'Intérieur, qui est chargé des Cultes.

Dans la délégation française, le pape a salué avec chaleur le père Georges Vandenbeusch, qui a passé plusieurs mois en captivité entre le Cameroun et le Nigeria fin 2013.

"Je suis très heureux", a dit en français le pape, qui a plus tard pris le prêtre dans ses bras.

Devant la presse, ce dernier a qualifié la rencontre de "très sympathique". "C'est un peu de la reconnaissance, une grande joie. Pas un aboutissement", a-t-il ajouté.

Avec Philip Pullella, édité par Yann Le Guernigou

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  • jean.coq le vendredi 24 jan 2014 à 18:16

    manx750 - et la Trierweiler elle porte la culotte, non?

  • M8951316 le vendredi 24 jan 2014 à 17:33

    il n'a honte de rien ce po urri !

  • je.valle le vendredi 24 jan 2014 à 17:15

    Et ils ont causé de la Trieweler et de toutes les autres ?

  • M4426670 le vendredi 24 jan 2014 à 17:13

    Il n'a peur de rien, ce c.on! Le plus grave, c'est qu'il y croit!!!!

  • manx750 le vendredi 24 jan 2014 à 16:43

    le pape porte la calotte, Hollande la capote !

  • mfouche2 le vendredi 24 jan 2014 à 16:42

    cest une manie chez lui de prendre les gens pour des c..s ! après les électeurs de gauche comme de droite, les contribuables, les entrepreneurs , les retraités, maintenant les catholiques dont il sest fo.utu de manière inacceptable