Hoarau a tourné la page parisienne

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Hoarau a tourné la page parisienne
Hoarau a tourné la page parisienne

Il s'y attendait forcément. A l'approche de ses retrouvailles avec le PSG en quart de finale de la Coupe de la Ligue, Guillaume Hoarau savait que les médias allaient axer ce match sur ses retrouvailles avec le club parisien. Un club avec lequel il a connu des hauts (ndlr : deux Coupes de France) et des bas entre 2008 et 2012. Pourtant, lui n'en fait pas une fixation. Le Réunionnais, qui sort d'une année compliquée du côté du Dalian Aerbin, a surtout l'envie de retrouver un niveau qui lui avait permis de connaître ses premières sélections avec l'équipe de France lors de la saison 2010-11. « Je ne veux pas brûler les étapes, assure-t-il dans un entretien accordé à L'Equipe, j'essaie de faire les choses bien. Je veux être un plus, pas un boulet ! » Pour le moment, rien ne l'assure d'une place de titulaire ce mardi soir contre le club de la Capitale. Francis Gillot le concède : « J'aimerais bien le titulariser car ce serait un point d'appui, explique l'entraîneur bordelais. Je lui avais demandé s'il était capable de démarrer (contre le TFC). Il m'avait dit non. Trois jours de plus, ce n'est pas grand-chose. Samedi, il a joué dans la surface. Mais est-il capable de répéter les courses au milieu de terrain ? »

« Si j'y étais, ce serait pour que les mecs récupèrent ! »

La condition physique est évidemment l'un des paramètres les plus indécis concernant le nouvel attaquant des Girondins. Le Réunionnais est au courant de son déficit mais compte bien rapidement rattraper le temps perdu. « On a fait des tests la semaine dernier, on a vu qu'il manquait un peu de boulot, mais je n'étais pas à la rue, affirme-t-il. En trois semaines, ça devrait aller mieux. » Pour le jour J en revanche, cela pourrait être un peu juste. Cela tombe mal au moment d'affronter la meilleure équipe de France. « Aujourd'hui c'est le top en France et ils n'en sont pas loin en Europe, reconnaît-il. J'y ai donné ce que je pouvais. Sans nier mes qualités, je connais mes limites. Avec les joueurs qu'ils ont devant aujourd'hui, si j'y étais, ce serait pour que les mecs récupèrent. » Il est vrai qu'à son époque, la concurrence des Mevlut Erding ou Mateja Kezman n'avait rien de comparable. Mais Hoarau a aussi connu brièvement la période du « star system » mise en place à l'arrivée de QSI. C'est d'ailleurs bien le titre de champion de France 2013 qui figure sur le palmarès de l'ancien Havrais.

Orphelin de Cheick Diabaté et de Jussiê, Gillot pourrait le titulariser

« On me dit toujours : « C'est chez toi ici, tu viens quand tu veux ! » Quand j'y vais, je discute aussi bien avec un mec comme Ibra qu'avec la bande de Frenchies, avec qui j'ai forcément plus d'affinités. C'est une fierté d'avoir connu ce groupe-là. J'ai connu toutes les émotions là-bas. » Désormais, la page parisienne est tournée et c'est dans la peau d'un adversaire qu'il accueillera ses anciens partenaires mardi au Stade Chaban-Delmas. A court de rythme, il avait montré en quelques minutes contre Toulouse qu'il pouvait apporter sa taille et son jeu en déviation au sein de l'attaque girondine. Orphelin de Cheick Diabaté et de Jussiê, tous deux blessés, Francis Gillot n'a finalement que très peu de latitudes pour composer son attaque. Le technicien du club au scapulaire pourrait tenter le pari Hoarau. Mais la menace d'éventuelles prolongations est un autre casse-tête à gérer. Peu importe, le discours de gagneur de son nouvel attaquant peut suffire à le convaincre. « J'ai envie, sans aucune rancune mais par respect pour ce que j'ai fait là-bas, de faire le meilleur match possible contre eux, car c'est le PSG, et tout le monde a envie de taper Paris. » Lui le premier !

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