HLM : l'État rappelle à l'ordre les mauvais élèves de PACA

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Le ministre de la Ville se rendra vendredi en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, afin de sensibiliser au respect des quotas de logements sociaux. La région compte 88 communes qui ne respectent pas les 20 à 25% de HLM imposés.

Après la région parisienne, cap sur le sud de la France. Dans la matinée de vendredi, Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, se rendra dans deux villes de Provence-Alpes-Côte-d’Azur qui ne respectent pas la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU). «L’une où aucun effort de construction de logement social n’a été fourni ces dernières années ; l’autre, carencée également, mais où une démarche de rattrapage est engagée», détaille le gouvernement dans un communiqué, sans toutefois dévoiler l’identité de ces deux communes.

Quinze ans après son adoption, la loi SRU, qui impose 20 à 25% de logements sociaux dans les communes de France, peine encore à être respectée. La région Provence-Alpes-Côte-d’Azur compte à elle seule 88 villes carencées (soit près de 40% des 221 communes carencées toutes régions confondues). Par ce deuxième déplacement sur ce sujet, le ministre souhaite convaincre les maires de la nécessité de respecter la loi et de participer à la mixité indispensable à la cohésion nationale.

Ormesson-sur-Marne, symbole de la politique volontariste de l’État

Il y a moins d’un mois, le même ministre Patrick Kanner à Ormesson-sur-Marne, s’était rendu dans une commune de la région parisienne afin d’y préempter un terrain. Objectif: y construire 500 logements, dont 200 logements sociaux. Pourquoi Ormesson-sur-Marne? Parce que la ville de 10.000 habitants ne compte que 1,7% de logements sociaux, et ne respecte donc pas le seuil minimal de logements sociaux demandé par la loi SRU. Le jour même du déplacement, le président François Hollande n’avait pas caché qu’une «politique de préemption» des terrains «sera engagée» dans des communes qui ne respectent pas cette obligation.

«Dans ces villes carencées, c’est-à-dire où il n’y a pas assez de logements sociaux, les préfets pourront délivrer des permis de construire à la place des maires. D’autre part, ils auront le pouvoir de préempter des terrains constructibles, des immeubles de logements ou des appartements à vendre», expliquait au Figaro Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l’habitat, en juin dernier. «Je ne suis pas un père Fouettard, je suis là pour faire respecter la loi», expliquait de son côté Patrick Kanner sur RTL juste avant son déplacement à Ormesson-sur-Marne.

Interrogé sur une éventuelle visite à Neuilly-sur-Seine, Patrick Kanner avait alors assuré que la ville faisait des efforts. Ce qui n’est pas le cas dans toutes les villes en Île-de-France... et en Provence-Alpes-Côte d’Azur, justement. La commune de Grasse n’a par exemple réalisé que 1% de ses objectifs sur la période 2011-2013. Les communes du Castellet (dans le Var), Cabanne, Graques, ou encore Jouques (Bouches-du-Rhône) n’ont même construit aucun logement social.

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  • launor le jeudi 15 oct 2015 à 08:34

    La tendance est à l'entre-soi , les communes sans logements sociaux ne veulent pas de mixité .