Histoire de petits et de gros sous pour candidats en campagne

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Sur un stand de la campagne d'Hillary Clinton, en juin 2015. Les détracteurs de la démocrate dénoncent les liens qui unissent les grandes corporations et Wall Street au financement de sa campagne. Ils rappellent que Bernie Sanders, au contraire, peut se targuer d'un financement « venu de la base ».
Sur un stand de la campagne d'Hillary Clinton, en juin 2015. Les détracteurs de la démocrate dénoncent les liens qui unissent les grandes corporations et Wall Street au financement de sa campagne. Ils rappellent que Bernie Sanders, au contraire, peut se targuer d'un financement « venu de la base ».

Chez l’Oncle Sam, aucun candidat n’est pris au sérieux s’il ne montre pas qu’il dispose d’un trésor de guerre significatif. Sauf quand l’origine de ce trésor est elle-même un motif d’attaque.

Les Etats-Unis, une ploutocratie ? Sans doute. Plus qu’ailleurs, la manne financière mobilisée lors des campagnes électorales est indispensable lorsqu’il s’agit de mobiliser la base, de conquérir chaque délégué et super-délégué, et quadriller un pays grand comme 17 fois la France.

Chez l’Oncle Sam, aucun candidat n’est pris au sérieux s’il ne montre pas qu’il dispose d’un trésor de guerre significatif : sécuriser un vote représente des centaines, voire des milliers de dollars de dépense.

Même si l’argent ne décide pas tout dans une élection − Jeb Bush était, au départ de la course, le candidat le plus fortuné −, le rapport à l’argent imprime une marque forte à une campagne, surtout lorsque s’affrontent une alliée du « big money », un businessman arrogant et un farouche adversaire de la finance et de l’Amérique « corporate ».

Bernie Sanders, l’argent qui manque Aucun candidat n’exploite mieux que Bernie Sanders le traumatisme que fut la crise de 2008, « un choc, par certains aspects, pire que le 11-Septembre », souligne la politologue Karlyn Bowman, directrice de recherche à l’American Enterprise Institute, un think tank pro-business. « Les Américains ont réellement eu l’impression que leur système économique était au bord de l’implosion. » Comme une réponse à cette blessure, Bernie Sanders propose un discours très centré sur l’argent, mais surtout celui dont on manque, celui dont on a besoin pour survivre au quotidien.

La série de clips Rigged Economy (« économie truqué...

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