Hinkley Point : ambitions chinoises et défiance britannique

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Le chantier d'Hinkley Point est une étape essentielle pour les ambitions chinoises concernant le marché du nucléaire.
Le chantier d'Hinkley Point est une étape essentielle pour les ambitions chinoises concernant le marché du nucléaire.

Le gouvernement britannique a donné son accord jeudi pour le développement de nouveaux réacteurs par le français EDF et son partenaire chinois China General Nuclear (CGN) sur le site d'Hinkley Point. Si le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy s'est félicité, constatant que « la décision du gouvernement britannique d'approuver la construction d'Hinkley Point C marque la relance du nucléaire en Europe », c'est en Chine que la nouvelle a le plus d'impact. Les ambitions chinoises en matière de nucléaire civil s'affichent clairement, de même que les obstacles qu'il leur reste à surmonter.

L'arrivée au gouvernement britannique de Theresa May en juillet 2016 avait marqué une remise en question de la stratégie économique de son prédécesseur David Cameron, bien décidé à faire du Royaume-Uni le premier partenaire de la Chine, statut aujourd'hui détenu par l'Allemagne. Et le géant nucléaire chinois (CGN), qui finance 7 milliards d'euros sur les 21 milliards prévus pour la première commande de ce type en Europe depuis la catastrophe de Fukushima, en 2011, avait beaucoup à perdre dans ce dossier, au-delà de ce seul projet.

La Chine prête à exporter ses propres réacteurs

Sous Cameron, cette politique d'ouverture vis-à-vis de la Chine pour attirer ses investissements a culminé avec la visite du président chinois Xi Jinping, en octobre 2015, qui a jeté les bases de...

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