Hillary Clinton, touchée mais jamais coulée

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Hillary Clinton lors de sa réunion éléctorale à Las vegas le 26 mai.
Hillary Clinton lors de sa réunion éléctorale à Las vegas le 26 mai.

La candidate à l’investiture démocrate a connu une dure semaine. La déroute est devenue une vieille compagne de l’ancienne secrétaire d’Etat, qu’elle n’a jamais ni abandonnée, ni emportée.

C’était semaine « déroute » pour Hillary Clinton. Semaine « spectre de la déroute » plus précisément, avec son suaire blafard, sa bouche tordue et ses orbites vides qui saisissent d’effroi la garde présidentielle retranchée derrière une triple rangée de sacs de sable dans le quartier général de la candidate démocrate, à Brooklyn.

La semaine avait commencé par de nouveaux sondages témoignant de l’insolente santé de Donald Trump, le futur candidat républicain de l’élection présidentielle du 8 novembre. Elle s’est poursuivie avec l’exhumation d’une vieille affaire, le suicide jugé suspect par d’éternels complotistes d’un proche du couple Clinton, il y a plus de vingt ans. Jusqu’au point d’orgue de la publication, par le Washington Post, du contenu du rapport cruel d’une autorité indépendante relatif à l’usage, par l’ancienne secrétaire d’Etat, d’un serveur et d’une adresse électronique privés lorsqu’elle dirigeait la diplomatie américaine sous la tutelle de Barack Obama.

L’examen impitoyable des éléments de réponses laborieusement alignés par Mme Clinton depuis la révélation de l’affaire, il y a plus d’un an, a prouvé une nouvelle fois qu’une somme de demi-aveux ne fait pas nécessairement une vérité entière. L’ancienne secrétaire d’Etat avait cru tout d’abord pouvoir en rire, avant d’être contrainte au sérieux, puis aux excuses, avec un retard suffisamment long, à chaque fois, pour que le remède soit, au final, pire que le mal initial.

Détestée par la moitié de l’Amérique Et ...

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