Hillary Clinton à nouveau entendue sur l'attaque de Benghazi

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par Jonathan Allen et John Whitesides WASHINGTON, 22 octobre (Reuters) - Hillary Clinton a estimé que les diplomates américains étaient obligatoirement confrontés à des risques dans certaines parties du monde, jeudi à l'ouverture d'une audience hautement politique sur l'attaque contre la mission américaine de Benghazi en 2012. "L'Amérique doit montrer la voie dans un monde dangereux et nos diplomates doivent continuer à nous représenter dans des endroits dangereux", a déclaré la candidate à l'investiture du Parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre 2016. "Quand l'Amérique est absente, en particulier dans des zones instables, cela porte à conséquence", a ajouté Hillary Clinton devant la commission d'enquête de la Chambre des représentants. Cette instance, où sont représentés sept républicains et cinq démocrates, est censée faire la lumière sur les circonstances de l'attaque qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye et à trois autres ressortissants américains le 11 septembre 2012. Mais les démocrates l'accusent de vouloir surtout plomber la candidature de Hillary Clinton, qui était secrétaire d'Etat au moment des faits. Trey Gowdy, le président de la commission d'enquête, est sur la défensive à la suite de propos tenus par des collègues républicains qui ont admis que ces investigations avaient pour but de nuire aux ambitions présidentielles de l'ex-First Lady. "Madame la secrétaire, je comprends que certaines personnes - des deux partis, soyons francs - aient laissé entendre que cette enquête vous concernait. Laissez-moi vous assurer que ce n'est pas le cas", a déclaré cet ancien procureur fédéral à l'ouverture de l'audience. La commission a enquêté pendant dix-sept mois sur la mort de l'ambassadeur J. Christopher Stevens et ses trois compatriotes dans l'attaque du complexe diplomatique américain de Benghazi. L'assaut, imputé à des islamistes, a été mené à l'aide d'armes à feu, de grenades et de mortiers. Les démocrates qui siègent à la commission d'enquête pourraient abandonner l'enquête une fois que Hillary Clinton aura été entendue. Ils expliquent qu'il ne reste pas grand-chose à découvrir dans ce dossier qui a déjà donné lieu à une demi-douzaine de rapports d'enquête. En 2012, un rapport gouvernemental a ainsi déploré de graves négligences de la part de fonctionnaires du département d'Etat qui n'ont pas fait en sorte de renforcer la sécurité de la mission de Benghazi, malgré les demandes formulées par J. Christopher Stevens et d'autres diplomates en Libye. L'ex-secrétaire d'Etat avait déjà elle-même témoigné sur l'attaque de Benghazi à la fin 2013. Elijah Cummings, représentant démocrate du Maryland siégeant à la commission, a souhaité la fin d'une "partie de pêche payée par le contribuable". (Avec Ginger Gibson; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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