Higuaín-Khedira, prophètes en Italie

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Higuaín-Khedira, prophètes en Italie
Higuaín-Khedira, prophètes en Italie

Écartés de la Maison-Blanche, Gonzalo Higuaín et Sami Khedira se sont pleinement épanouis dans le Piémont, devenant deux pivots essentiels de la Juventus d'Allegri. Pour peut-être prendre leur revanche sur un club aux yeux duquel ils ne semblaient ni assez glamours, ni assez solides, pour tenir la distance à Madrid.

De leurs passages respectifs au Real subsiste comme un goût désagréable d'inachevé. Comme un film d'action haletant plombé par un climax raté. Ou une amitié prometteuse flétrie par le passage du temps. À Madrid, Gonzalo Higuaín et Sami Khedira ont gagné un paquet de titres et la reconnaissance de leurs pairs. Pourtant, ni l'un ni l'autre n'ont été conservés par le club castillan, pour finir par rebondir avec virtuosité dans le Piémont. La faute à des profils finalement sans doute plus taillés pour revêtir les rayures blanches et noires du maillot bianconero que l'immaculée tunique blanche madrilène.

Exigences madrilènes


D'abord parce qu'à Madrid, l'un et l'autre ont souffert de l'extrême friabilité du capital confiance qui est accordée aux joueurs de la Maison Blanche. Higuaín, bien sûr, en est l'exemple le plus parlant, lui qui n'a pas pu s'installer durablement à la pointe de l'attaque en raison de la concurrence féroce de Karim Benzema. Un joueur qui, contrairement à l'Argentin, a le mérite de répondre aux attentes du public madrilène en C1, alors que la conquête de la Décima obsédait les socios. Ce qui vaudra rapidement aux supporters de cataloguer Higuaín comme un attaquant trop perméable à la pression des grands rendez-vous européens. Critiqué, parfois sifflé, Pipita garde un souvenir contrasté de son vécu dans la capitale espagnole. "Ça a été des années de lutte, parfois joyeuses, d'autres non... je devais constamment prouver quelque chose que j'avais déjà prouvé", confessait-il avant de quitter Madrid pour Naples à l'été 2013. Avant d'évoquer, amer, les huées dont il a été la cible à l'issue de la demi-finale retour de Ligue des champions contre Dortmund la même année, qui a vu le Real échouer dans le dernier carré de la C1 : "Je ne suis pas parti à cause des sifflets. Après, en sept ans, c'est vrai que c'est la première fois que j'ai entendu cela..."

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